Turquie : réactions internationales de soutien à Erdogan après le coup d’État manqué

De Barack Obama, à Angela Merkel, les réactions internationales de soutien à Recep Tayyip Erdogan se sont multipliées samedi, au lendemain de la tentative de putsch militaire avorté, visant à renverser le régime du président turc.

Les condamnations internationales à l’encontre des putschistes se sont multipliées samedi 16 juillet, au lendemain de la tentative de coup d’État militaire en Turquie visant à renverser le régime du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Tout comme l’Union Européenne, le président américain Barack Obama a appelé à soutenir le gouvernement turc "démocratiquement élu, faire preuve de retenue, éviter la violence et les effusions de sang". Washington est allé plus loin, en annonçant samedi que les États-Unis allaient aider Ankara dans l’enquête sur le putsch déjoué.

Samedi, devant une foule de milliers de partisans rassemblés à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est directement adressé aux États-Unis car les autorités turques accusent le prédicateur Fethullah Gülen, ancien allié d’Erdogan devenu son ennemi numéro un, d’être l’instigateur du putsch avorté. Or cet opposant turc est exilé aux États-Unis depuis plusieurs années, Washington ayant jusqu’ici toujours refusé de l’expulser. Les autorités américaines ont invité samedi le gouvernement turc à fournir des preuves de son éventuelle implication dans le coup d’État.

L’enjeu pour Washington est de taille, Ankara est un allié essentiel des États-Unis, qui utilisent la base turque d’Incirlik dans le cadre de la lutte contre les jihadistes de l’organisation de l’État islamique. Pourtant, samedi, la base aérienne d’Incirlik a été interdite d’accès et de sortie, et privée d’électricité, d’après le consulat des États-Unis à Adana (sud), ce qui complique les missions américaines contre l’EI en Syrie. Le ministre turc des Affaires étrangère, Mevlut Cavusoglu, a indiqué que des soldats officiant sur cette base militaire, étaient impliqués dans le coup d’État.

Merkel appelle au respect de l’État de droit

Dans le même temps, la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays entretient des liens étroits avec Ankara, du fait notamment de la présence d’une importante diaspora turque en Allemagne, a demandé que "l’État de droit" soit respecté en Turquie. Angela Merkel a condamné "de la façon la plus forte" la tentative avortée de putsch mais a appelé ce dernier à traiter les putschistes en respectant les règles de "l’État de droit".

"La démocratie, qui respecte les droits de tous et protège les minorités, en est la meilleure base", a encore insisté la chancelière à l’adresse du président turc, qu’elle ne cite pourtant à aucun moment dans son allocution prononcée devant les journalistes. L’Allemagne se tient aux côtés "de tous ceux qui, en Turquie, défendent la démocratie et l’État de droit", a-t-elle déclaré.

En France, François Hollande a jugé le président Erdogan en mesure de rétablir "entièrement" la situation dans son pays mais s’attend à une période de répression. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui a eu son homologue turc au téléphone pour évoquer la situation, a également condamné le coup de force en Turquie. Il a salué la "grande maturité" et le "courage" de la population turque qui s’est engagé "pour le respect de ses institutions".

Une condamnation qui ne signifie pas un soutien aveugle aux autorités d’Ankara. Dans une interview accordée dimanche à la chaîne de télévision France 3, Jean-Marc Ayrault a ainsi exprimé ses craintes. "Nous voulons que l’état de droit fonctionne pleinement en Turquie", a déclaré le chef de la diplomatie française, en ajoutant que le putsch raté ne donnait pas "un chèque en blanc" au président turc.

Soutiens du Qatar et de l’Arabie saoudite, nuance de l’Iran

Les déclarations de soutien au président turc se sont aussi multipliées au Moyen-Orient, où le Qatar, plus proche allié d’Ankara dans le Golfe, a félicité le président turc pour avoir mis en échec le putsch. L’Arabie saoudite s’est de son côté "réjouie du retour à la normale en Turquie sous la conduite du président Recep Tayyip Erdogan et de son gouvernement élu", a déclaré un responsable du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Rival régional de l’Arabie saoudite, l’Iran a félicité le peuple turc, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, pour "sa défense de la démocratie et de son gouvernement élu". Malgré son opposition à Ankara, Damas n’a pas commenté le coup d’État militaire raté, qui a toutefois été relayé dans les médias officiels.

La Russie, quant à elle, a insisté sur "les risques pour la stabilité régionale et internationale" que cette tentative de putsch accroissait.

Avec AFP et Reuters




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