Tashfeen Malik, la « terroriste » qui agite les esprits aux Etats-Unis

D’après le FBI, la fusillade de San Bernardino était bien un acte terroriste. Quatorze personnes ont été tuées et 21 autres blessées par le couple Syed Farook-Tashfeen Malik, mercredi 2 décembre à San Bernardino, en Californie. Tashfeen Malik a posté une allégeance au groupe Etat islamique vers 11 h heure locale, le jour du massacre, juste avant la fusillade. Depuis 24 heures, cette Pakistanaise est au centre de l’enquête.

Le parcours de Tashmeen Malik, 29 ans, commence à se dessiner. Epouse de Syed Farook, et mère d’une petite fille de six mois, elle a tiré des dizaines de rafales d’arme automatique sur les convives d’un déjeuner de Noël à San Bernardino, mercredi, avant d’être abattue par la police avec son mari. La jeune femme venait de faire allégeance au groupe Etat islamique sur les réseaux sociaux, a-t-on appris. Mais qui dans ce couple, entre Tashmeen Malik et Syed Farook, était véritablement le leader dans cette meurtrière aventure ? Elle, plutôt que lui ?

L’enquête le dira peut-être. Pour l’heure, cette jeune femme reste un mystère aux yeux des enquêteurs, relate notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio. Comme, semble-t-il, pour la famille de son époux, dont les avocats David Chesley et Mohammad Abuershaid ont tenu une conférence de presse dans laquelle ils ont décrit Tashfeen Malik au public. « Elle parlait respectueusement, explique l’un des avocats. Elle avait choisi, volontairement, de ne pas conduire. C’était une personne très introvertie, elle préférait la solitude. Elle était très conservatrice, et en fait, les frères de son mari n’ont jamais vu son visage, car elle portait une burka. »

Née au Pakistan, Tashfeen Malik a été élevée en Arabie saoudite. Elle a connu son mari sur un site de rencontres. Ils se sont mariés religieusement en Arabie saoudite, puis civilement l’an dernier aux Etats-Unis, où elle avait des papiers en règle. D’anciens collègues de Syed Farook l’ont trouvé changé, après son retour aux Etats-Unis. « Je pense qu’il a épousé une terroriste », dit l’une de ces personnes. Sa femme l’a-t-elle épousé pour pouvoir venir aux Etats-Unis et le radicaliser ?

Une tuerie minutieusement préparée

« Rien ne montre à ce stade que les tueurs faisaient partie d’une cellule terroriste, a expliqué le directeur de la police fédérale américaine, mais leur acte semble inspiré par le groupe Etat islamique. » En fait, le FBI considère pour l’instant cette fusillade comme un attentat perpétré par un couple « auto-radicalisé ». Mais les avocats de la famille Farook rejettent la thèse du terrorisme, minimisant notamment ce qu’a pu écrire le couple sur Facebook, explique notre second correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet.

L’avocat David Chesley a par exemple voulu minimiser le lien présumé avec des réseaux radicaux. « Ce n’est pas parce que vous avez été sur une page internet que vous soutenez » ce qui y est écrit, a-t-il affirmé. Les conseils de la famille Farook justifient la présence de milliers de cartouches dans la maison du couple par une raison de prix : l’achat en gros est moins cher. M. Chesley fait valoir qu’aux Etats-Unis, il est normal d’avoir des armes chez soi. « En particulier si vous pratiquez le tir, ce n’est pas inhabituel d’avoir 2 000 cartouches à la maison », explique-t-il.

La seule certitude reste la soigneuse planification d’une attaque par le couple, et leurs efforts pour couvrir leurs traces après la fusillade de San Bernardino. Les deux individus ont loué quelques jours plus tôt un 4x4 noir, à l’aide duquel ils ont tenté d’échapper aux forces de l’ordre avant d’être abattus, après avoir échangé plus de 100 coups de feu avec la police. Ils avaient préalablement tenté de détruire des preuves, en jetant dans une poubelle deux téléphones portables écrasés par leurs soins, et finalement retrouvés. RFI




AFRIQUE-MONDE

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