SENEGAL : Un Observatoire citoyen lance une pétition pour la dissolution de l’Assemblée Nationale

Dans sa volonté manifeste de réduire l’Opposition à sa plus simple expression, le président de la République Macky SALL vient encore de s’illustrer de la pire des manières dans la gouvernance démocratique de notre pays. Le président Léopold Sédar SENGHOR nous a légué un Etat,Abdou Diouf père du pluralisme politique a su sauvegarder ces acquis malgré ses divergences avec Me Abdoulaye WADE parrain de la démocratie africaine et promoteur des Libertés publiques et individuelles. Il est du devoir de tout citoyen de se battre pour préserver cet héritage démocratique signe particulier de notre Nation. La liberté du citoyen, l’unité dans la différence, l’attachement aux valeurs démocratiques, le don de soi pour la défense de la République sont dilués dans l’ADN de chaque sénégalais. Malheureusement, le président de la République Macky SALL semble volontairement oublier qu’il a hérité de ses prédécesseurs, une Nation unie, un pays apaisé d’un Peuple responsable qui nourrissait un grand espoir le 25 mars 2012.
Que reste-t-il de cet héritage ? Faisons l’éventaire…
- Des demandes de marches de l’Opposition et des citoyens interdites
- Des demandes de meetings de l’Opposition et des citoyens interdites
- des détenus politiques arbitraires
- Violation de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO
- Violation de l’Avis du Groupe de Travail contre la détention arbitraire
- Violation des Traités et Conventions internationaux ratifiés par l’Etat du Sénégal
- Justice sélective
- Politisation et instrumentalisation de la Justice
- Acharnement contre des Magistrats
- Harcèlements contre des leaders de l’Opposition
- Violence sur des leaders de l’Opposition
- Ingérence de l’Exécutif dans le fonctionnement de l’Assemblée Nationale
- Violation du Règlement intérieur de l’Assemblée pour combattre l’Opposition parlementaire etc…
L’Assemblée Nationale du
Sénégal est devenue une caisse d’enregistrement à la solde de l’Exécutif.
Sur instruction du président de Benno Bok Yakar, le president Moustapha Niasse a
violé allègrement le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Il a refusé la formation du groupe parlementaire de l’opposition. Moustapha Niasse s’érige le droit de vie ou de mort des groupes parlementaires. Des députés de l’Opposition sont agressés et battus dans l’Hémicycle.
Aujourd’hui, l’unité de l’Opposition est une commande publique que l’ensemble des partis réunis s’est engagé à satisfaire.
Le Président de l’Assemblée Nationale Moustapha NIASS est dépassé par la tournure prise par les événements. Il n’est plus apte intellectuellement à diriger la deuxième Institution du Sénégal. Il a assombri l’image de l’Assemblée Nationale de notre pays et c’est dommage qu’au crépuscule de sa carrière politique, c’est tout ce que les Sénégalais retiendront de lui. Moustapha Niasse est l’homme qui a mis à genou cette Institution prestigieuse de notre chère Nation.

Nous tenons à rappeler au président de l’Assemblée Nationale que :
- Ce sont les partis qui mandatent un des leurs pour former un Groupe Parlementaire.

- L’Article 22 vise un Groupe déjà installé et non un Groupe qui est en constitution.

Devant une telle violation des acquis démocratiques, face à l’agression violente subie par notre démocratie et l’humiliation spectaculaire de l’Assemblée Nationale, le Peuple a décidé de se joindre aux députés de l’Opposition pour sauver ce qui reste de notre Démocratie. Car pour nous, c’est un combat citoyen et politique qui interpelle tous les sénégalais hommes, femmes, jeunes, vieux, sans emplois, cadre etc… soucieux de la stabilité du pays et de la bonne marche de nos Institutions.
Ainsi nous exigeons :
- La démission du Président de l’Assemblée Nationale pour incompétence, insuffisance et absence de résultats
- La dissolution de l’Assemblée par le président de la République pour sauver le Sénégal de ce blocage institutionnel qui va plomber la marche de notre pays
- La tenue d’élections anticipées en janvier 2016
- La réforme de l’Assemblée Nationale pour un rééquilibrage institutionnel entre les différents pouvoirs
Voici l’exposé des motifs, qui ont poussé des citoyens sénégalais que nous sommes, réunis au sein de l’Observatoire Citoyen pour la Défense des Institutions (OCDI) à lancer cette pétition. Notre préoccupation c’est d’avoir des Institutions fortes pouvant permettre au Président de la République de gouverner le Sénégal dans la sérénité, la stabilité, le respect des droits humains et des libertés pour un développement durable. Nous invitons tous les citoyens sénégalais à se joindre à nous en signant cette pétition.
Vous pouvez signer :
Par le site www.sauvonsnotreassemblee.com:

OBSERVATOIRE CITOYEN POUR LA DEFENSE DES INSTITUTIONS (OCDI)




AFRIQUE-MONDE

logo article

Infographie : comment se porte le commerce des armes en Afrique ?

21/02/2017 par :

Selon les données du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri) portant sur ces (...)

logo article

Bénin : l’Etat récupère ses hôtels

21/02/2017 par :

Le gouvernement béninois a prononcé ce mercredi 16 février, la résolution des conventions de (...)

logo article

AFRIQUE : Le Président de l’Assemblée des Etats Parties se félicite de la décision de la Gambie de ne pas se retirer du Statut de Rome de la CPI

17/02/2017 par :

PAPA MEO DIOUF : Le 10 novembre 2016, la République islamique de Gambie a notifié sa décision de (...)

logo article

Tchad : Comment a été créée la garde présidentielle

15/02/2017 par :

Les exercices sont répétés en conditions réelles à N’Djamena. "L’entraînement est gourmand en (...)

logo article

Mali : l’opération Barkhane annonce avoir déjoué un projet d’attentat à Kidal

15/02/2017 par :

Informée par la population d’une attaque terroriste en préparation à Kidal, une trentaine de (...)

logo article

Sortie du Franc CFA : pour les panafricains, une autre monnaie est possible

13/02/2017 par :

PAR PAPA MEO DIOUF : Dakar, le 13 février 2017 - La nouvelle journée de mobilisation du Front (...)

logo article

RAPPORT : UN DÉPUTÉ FRANÇAIS ÉVOQUE LA "MALADIE" DU ROI DU MAROC, MOHAMMED VI

11/02/2017 par :

A l’occasion de la remise d’un rapport sur les relations entre l’Europe et le Maghreb, Jean (...)

logo article

Félix Tshisekedi : « Mon père appartient au patrimoine national de la RD Congo »

10/02/2017 par :

La mêlée politique congolaise ne connait pas de trêve. Depuis le décès d’Étienne Tshisekedi, et (...)

logo article

Exclusif – Présidence Commission africaine : Toute la vérité sur l’échec cuisant des adversaires du Tchadien, Moussa Faki Mahamat ?

08/02/2017 par :

Après plusieurs mois de campagne intense, les candidats au prestigieux poste de Président de la (...)

logo article

AFRIQUE : LE SPECTRE DE LA GUERRE PLANE DE NOUVEAU SUR LE MAGHREB

06/02/2017 par :

Après le sérieux revers qu’il vient d’essuyer suite à la validation du retour du Maroc au sein de (...)

logo article

Idriss Déby Itno : « Au lieu de nous donner des leçons, l’Occident devrait écouter notre avis »

06/02/2017 par :

Chaos en Libye, enjeux sécuritaires autour du lac Tchad, crise pétrolière ou encore franc CFA. Le (...)

DEPECHES

21 février 2017

FRANCE : Le siège du Front national à Nanterre a été perquisitionné, lundi, pour la seconde fois dans le cadre de l’affaire des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, a annoncé le FN, dénonçant "une opération médiatique".

21 février 2017

USA : Donald Trump a annoncé, lundi, la nomination du général H.R. McMaster comme nouveau conseiller à la sécurité nationale, en remplacement de Michael Flynn, au terme d’une difficile recherche qui a tenu Washington en haleine.

30 janvier 2017

AFRIQUE : Le Maroc réintègre l’Union africaine (officiel)

30 janvier 2017

Sommet de l’UA : le Tchadien Moussa Faki Mahamat élu à la tête de la Commission de l’Union africaine Il succède donc à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

27 janvier 2017

POLITIQUE : La Conférence des leaders de Mànkoo Wattu Senegaal s’est réunie ce jeudi 26 janvier 2017 à la Permanence Nelson Mandela du Grand Parti. Examinant la question relative à l’invitation du Ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda DIALLO à participer « aux discussions sur le processus électoral » prévues avec le Président de la République, vendredi 27 janvier 2017 « au Palais présidentiel », le FDS / Mankoo Wattu demande à ses membres de ne pas prendre part à cette rencontre. Dans ce cadre, le FDS/ Mankoo Wattu invite la presse nationale et internationale à un point de presse qu’il tiendra vendredi 27 janvier 2017 à 15h30mn au siège du Grand Parti.

DOSSIERS

KIOSQUE

BIENTÔT DISPONIBLE

+ POPULAIRES