REFERENDUM DU 20 MARS : Voter NON, pour sauver le Sénégal

Le referendum mackyen place le Sénégal au commencement d’une nouvelle ère qui interpelle l’ensemble de nos concitoyens. Il urge de mener une vaste campagne pour la victoire du NON, si nous ne souhaitons véritablement pas précipiter notre pays dans un monde sans lois, sans foi, un monde dans lequel nos valeurs cultuelles et culturelles seront foulées au pied, au profit de la vulgarisation d’une nouvelle culture portée par une nouvelle religion, la laïcité, et un nouveau modèle social imposé par son livre saint, les droits humains.
Le Sénégal se trouve à nouveau dans la situation où notre pays était, à l’époque des Indépendances, quand Senghor sous le sceau de la laïcité imposait le Code de la famille qui criminalisait la polygamie, et pénalisait nos pratiques religieuses, dont les aspects les plus fondateurs étaient élevés au rang de délits.
Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, El hadji Thienno Saïdou Nourou Tall, Baye Niasse s’étaient mobilisés commun un seul homme pour défendre la bannière de l’Islam contre le code de la famille islamophobe de Senghor.
Cette levée énergique de boucliers avait fait renoncer Senghor. Me Abdoulaye Wade conscient des dangers de la laïcité avait voulu la supprimer de la Constitution de 2001. Les organisations communément appelées Société civile avaient alors mené un tel battage médiatique qu’il y avait renoncé, avec les conséquences que l’on sait. C’est à partir de cette date en effet que les moyens d’action de la société civile ont été décuplés au point de les élever en contre pouvoir à tel enseigne qu’elles ont outrepassé leurs prérogatives, en se posant comme premier opposant au régime d’un président démocratiquement élu. Aujourd’hui inféodés au régime mackyen dont ils découvrent le vrai visage, ils font profil bas et adoptent un silence complice face à la volonté de Macky d’inscrire la laïcité sous la clause d’éternité !
Voter OUI au referendum de Macky revient donc à l’autoriser à ouvrir la boite de Pandore, d’autant plus que les principaux promoteurs de cette nouvelle religion, les francs-maçons, viennent d’installer durablement leurs quartiers au Sénégal, sans que Macky ne cille un œil.
Voter Oui à ce referendum c’est aussi installer le Sénégal dans une crise politique continue et donner à Macky toute la latitude de s’imposer à nous dix ans encore, après 2019. En effet, sa proposition de considérer son mandat de sept ans comme le premier peut ne pas rencontrer l’assentiment du Conseil constitutionnel. Si par malheur le OUI l’a déjà emporté et que le Conseil Constitutionnel déclare qu’il est d’avis que le premier mandat de Macky ne peut être pris en compte par la nouvelle Constitution et qu’en conséquence il a le droit de faire deux mandats, nous devinons tous qu’il fera automatiquement une déclaration pour nous redire à nouveau qu’il se conforme à la décision du Conseil constitutionnel !
Je voterai NON et exhorte mes compatriotes à voter NON car ma conviction est que dans nos pays pauvres, quatre ou cinq ans sont insuffisants pour asseoir les bases pertinentes d’un développement économique et social pertinent. D’autant plus que chaque pouvoir qui s’installe balaie d’un revers de la main les documents stratégiques de planification du développement national, pour en élaborer d’autres dont l’adoption et la mise en œuvre tardives ne peuvent produire aucun résultat. Et, dans ce cas, le défi du second mandat réduit la marge de manouvre du régime en place et replonge le pays dans une fièvre électoraliste qui nous retarde davantage.
Votons donc NON, pour le maintien de la durée du mandat à sept ans.
L’Angleterre et l’Allemagne ne pratiquent pas la limitation de mandats. Et pourtant personne ne conteste que ce sont des démocraties majeures. Tant que l’équipe gouvernementale fait bien son travail et produit des résultats, le peuple leur renouvelle sa confiance. Quand ils sont rattrapés par l’usure du temps ou que la confiance est rompue, elle est évincée et remplacée. Ainsi Helmut Kohl a fait seize ans à la tête de l’Allemagne avant de partir. Tony Blair rattrapé par le scandale des prétextes mensongers pour la déclaration de guerre à l’Irak aux côtés des USA a été évincé. Pourquoi devrons –nous nous imposer une limitation des mandats pour nous auto-flageller comme si nous avions besoin de donner des gages de maturité politique à qui que ce soit, ou de copier la France en tout ?
Je voterai donc NON car je suis contre la limitation de mandats.
Ce referendum ne pose pas non plus les véritables questions sur lesquelles le peuple doit se prononcer.
Un vrai referendum devrait poser la question du rétablissement de la peine de mort. Les meurtres gratuits se multiplient car les peines encourues ne sont pas dissuasives. Il est temps que la loi du talion soit à nouveau appliquée, car notre pays n’est pas mature pour vivre sans la réalité de l’application de la peine de mort.
Un vrai referendum devrait poser le débat sur la seconde lecture de la loi saugrenue sur la parité, une loi des plus démagogiques dont il faut revoir la teneur et l’applicabilité.
Un vrai referendum devrait découler d’une révision de l’Acte III, avec l’adoption du principe de l’érection des pôles territoires, leurs délimitations géographiques, leurs prérogatives. Ensuite ces dispositions nouvelles pourraient être proposées pour adoption par voie référendaire. Dans le cas où le OUI l’emporterait, avec la clause d’éternité qu’on leur appliquerait, il ne serait alors plus possible à un président de redessiner la carte administrative de notre pays, dont le découpage sera alors aussi intangible que nos frontières. Nous avons vu la pagaille instaurée par Me WADE qui créait des régions en fonction de ses desseins politiciens.
Voter NON enfin et faire gagner le NON est la preuve la plus flagrante que les sénégalais dans leur ensemble ont rejeté le régime mackyen. Et que les législatives de 2017 seront juste la confirmation.
L’abstention est la pire humiliation pour Macky ; Mais dans le cas où le OUI l’emporterait alors, ce sera une victoire à la Pyrrhus, qui ne décidera pas de l’issue finale de la bataille et plongera le Sénégal dans une crise politique aux conséquences incertaines.
Le 20 mars, est donc la date du sursaut national, pour barrer la route à Macky, l’homme qui renie sa parole et compte wangriniser les sénégalais.

Cissé Kane NDAO
Président A.DE.R




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