REDUCTION DU MANDAT : Vers un reniement de sa parole selon les Cadres libéraux

FEDERATION NATIONALE DES CADRES LIBERAUX (FNCL)
COMMUNIQUE du lundi 15 février 2016
Suite à un communiqué du parti de Macky Sall, la FNCL constate que, malgré ses charges et les missions régaliennes que le peuple sénégalais lui a confiées, le Président Macky se permet de faire, du palais de la république, un réceptacle des rencontres dénuées de tout fondement républicain. Des rencontres dont le seul ordre du jour se rapporte aux stratégies à entreprendre pour cultiver encore la haine contre la personne de Me Abdoulaye Wade. Les tenants du pouvoir entretiennent, depuis quelques jours, un débat aux relents identitaires. Un débat qui marque une nouvelle tournure dans l’apologie de la haine, de l’exclusion et, que Macky Sall et ses affidés cultivent, depuis 4 ans maintenant, au mépris de leur responsabilité première qui est de veiller à la paix sociale, à la concorde nationale et à l’épanouissement économique du peuple.
Vouloir masquer son incurie et son incapacité à résoudre les problèmes du peuple sénégalais, ne donne nullement le droit à Macky Sall de divertir les populations par un débat dangereux pour la cohésion nationale et attentatoire à la dignité du SGN Me Abdoulaye Wade.
Fortement rongé par cette haine contre Me Abdoulaye WADE, Macky SALL vient de franchir le rubicon en recommandant la constitution d’une commission d’une enquête parlementaire sur la nationalité du Président WADE et de sa famille. Une telle démarche inacceptable porte, en elle, les germes d’une dérive aux conséquences désastreuses sur notre tissu social.
La FNCL prend acte et exige que les investigations de cette commission parlementaire soient étendues vers certains responsables au plus haut niveau de l’Etat, en particulier Macky Sall, lui-même et son épouse ; l’actuel et les anciens Premiers ministres : Mouhamed Abdallah Dione, Abdoul Mbaye et Aminata Touré ; les Ministres, entre autres : Mor Ngom, Abdoulaye Daouda Diallo, Mansour Elimane Kane, Seydou Gueye. La liste des responsables nommés par Macky qui, au cours de leur vie tumultueuse, ont de fait renoncé à la nationalité sénégalaise aux termes de l’article 18 de la loi 61_10 du 7 mars 1961 modifiée, est très longue. Ce dit article stipule que « toute acquisition de nationalité étrangère, sur demande de l’intéressé, fait perdre immédiatement la nationalité sénégalaise ». Cette disposition n’est pas sans conséquence même sur le couple présidentiel sénégalais du seul fait que toute acquisition volontaire d’une autre nationalité est un renoncement de fait à la nationalité sénégalaise, au regard de l’article sus visé. Pire, Macky Sall s’est permis en toute connaissance de cause, de mettre Abou Lo aux affaires publiques, un homme qui a renié par écrit sa nationalité sénégalaise, pour acquérir la nationalité allemande. Le décret du Président de la république d’alors qui constate ce renoncement est disponible.
Sur un autre registre, la FNCL précise qu’il est plus urgent pour le président Macky Sall de consacrer ses audiences au palais de la République pour trouver des solutions aux défis cruciaux qui interpellent le peuple sénégalais. Le Chômage des Jeunes, les coupures d’électricité, le manque criard d’eau potable, la pauvreté galopante surtout au niveau des couches vulnérables, une économie sous tutelle des multinationales, les difficultés des Entreprises notamment les PME et PMI, l’état catastrophique de l’agriculture sénégalaise, les secteurs de la Santé et de l’éducation en pleine ébullition sont autant de préoccupations qui ne devaient nullement lui permettre le moindre moment à la diversion.
La FNCL rappelle à Macky Sall qu’il serait plus judicieux, au nom de la gestion sobre et vertueuse, d’appeler à une commission parlementaire ou de saisir la justice afin de faire la lumière, entre autres, sur :
-  Le financement de l’opposition de 2012 par l’argent sale de la drogue du sport, suite aux déclarations du compatriote Lamine Diack, devant un juge d’instruction ;
-  L’affaire Pétro Tim et les contrats sur les ressources pétrolières et gazières dont lui et son frère Aliou Sall sont au premier plan. Il est même soutenu qu’ils détiendraient les 30 % de nos ressources pétrolières au détriment du peuple sénégalais qui en a qu’une maigre consolation de 10 % ;
-  La Création de la Banque de Dakar par le frère du Chef de l’Etat, avec un capital d’une centaine de milliards de frs CFA. Celle-ci, selon certains, constituerait un outil de blanchiment d’argents ;
-  Le Scandale de Arcelor Mittal qui a fait perdre au peuple sénégalais près de 2000 milliards de francs CFA ;
-  Les détournements déguisés de fonds publics, à travers les remises gracieuses d’impôts d’un moins 50 milliards de frs CFA. Comment peut-on gracier le paiement d’impôts au port autonome de Dakar d’un montant de 8 à 10 milliards alors qu’il n’est ni en difficulté financière, ni en constitution. Dans ce cas précis, la FNCL soupçonne fortement un artifice financier et illégal afin de financer une hypothétique réélection ;
-  Le scandale de l’ex terrain du garage interurbain de pompier cédé aux marocains avec un prix de vente au mètre carré largement moins cher que celui pratiqué à Sébikotane ;
-  Les errements dans la gestion du dossier de la cité Tobago ;
-  La Corruption galopante dans la gestion des affaires publiques, à travers des marchés de gré à gré à hauteur de plusieurs centaines de milliards de frs CFA durant la période 2013 - 2015.
Voilà autant d’éléments, aussi sérieux les uns que les autres et, susceptibles de fonder des enquêtes judiciaires et parlementaires pour tout gouvernement sérieux, soucieux de la sauvegarde des ressources publiques et de la stabilité sociale.
Concernant la révision ordinaire des listes électorales, la FNCL constate que le Ministre de l’Intérieur a unilatéralement modifié les registres d’inscription, en demandant aux nouveaux électeurs de fournir leur numéro de téléphone, en violation de l’article R32, alinéa 3 qui fixe les informations devant être collectées par les commissions administratives. La FNCL condamne vigoureusement cette démarche suspecte du Ministre de l’Intérieur, militant de l’APR, dont l’objectif vise à identifier précisément et à accéder facilement aux électeurs pour un achat des consciences lors des prochaines élections perdues d’avance.
La FNCL interpelle la CENA de prendre ses responsabilités face à cette violation flagrante de la loi électorale. Son mutisme sur ce fait grave, dénoncé par certaines franges du PDS, nous inquiète quant à sa capacité à jouer véritablement sa fonction régulatrice.
La FNCL réitère son exigence pour une démission pure et simple du Ministre de l’Intérieur et la nomination d’une personnalité neutre pour organiser des élections transparentes et sincères, seules gages de paix et de stabilité de notre pays.
Dans le même registre, la FNCL soupçonne un reniement de la parole donnée du Président Macky Sall, à savoir réduire son mandat de 7 à 5 ans, en s’appuyant sur un avis, juridiquement non contraignant, du conseil constitutionnel. Cette dite structure aurait conseillé de maintenir l’actuel mandat à 7 ans et de supprimer la limitation de l’âge du candidat à la présidentielle à 75 ans. Ce serait une faute grave de vouloir berner et snober le peuple sénégalais en s’appuyant sur des subterfuges manipulateurs définis depuis belle lurette et, dont le seul but est de se dérober de la promesse faite devant le Sénégal et le monde entier.
Pour terminer, la FNCL, après avoir réclamé vivement la libération immédiate et sans condition du frère et otage politique Karim Meissa Wade, félicite ses avocats d’avoir porté plainte au niveau du tribunal de grande instance de Paris afin de traquer les personnes coupables de détenir arbitrairement et illégalement le candidat du Parti Démocratique Sénégalais. Elle se réjouit de la décision du groupe de travail de l’ONU confirmant que la détention de Monsieur Karim Wade est arbitraire. La non-application de cette dite décision reste une violation flagrante de la constitution du Sénégal car bafouant la déclaration universelle des droits de l’homme et le pacte international des droits civils et politiques reconnus par la loi fondamentale sénégalaise, dans son préambule.

FNCL, Fait à Dakar le 15 / 02 / 2016




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