RECOMPOSITION POLITIQUE : Perspectives et enjeux après le référendum

Le referendum est désormais derrière nous. Que nous aura-t-il appris ? Que les forces en place sont prêtes à tout et que les prochaines échéances seront parmi les plus disputées de notre jeune histoire.
Au finish Macky a eu son OUI à un referendum dont il était le principal enjeu, au lendemain de sa déclaration de maintenir son mandat jusqu’à sa fin. Entre le respect moral d’un engagement et celui de la légalité dictée par le bons sens républicain, son cœur n’a pas dû balancer bien longtemps, la perspective de réduction de son mandat ayant été écartée dès le début, par son camp.
Maintenant que le PS a confirmé son allégeance à Macky qui a fini de mesurer sa force et sa représentativité, il est clair que ni lui, ni l’opposition ne peuvent ne pas tirer les conséquences d’une consultation qui a redessiné les contours de la carte électorale, laissant ainsi présager de futures échéances à l’issue incertaine pour la deuxième nommée, et particulièrement problématique pour Macky.
En effet, si on élague le stock mort de notre fichier électoral, cela n’empêche que ceux qu’il a pu mobiliser et ceux qu’il a pu séduire par sa force de frappe financière sont loin de pouvoir lui garantir une élection dès le premier tour, malgré les déclarations contraires de ses affidés, car, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les abstentionnistes et les NONISTES constituent la grande majorité qui lui barreront la route à un succès dès le premier tour, en 2019.
Macky a mobilisé sur le slogan pour ou contre sa personne en s’investissant personnellement, et il s’est donc pesé en conséquence. Aujourd’hui, son résultat à ce referendum devrait être lu comme le premier tour de la dernière présidentielle, son score correspondant en ce cas, à celui du président sortant au premier tour. Pour les cas d’Abdou DIOUF et de Me WADE, au second tour, leur score n’avait pas du tout évolué, et ils avaient perdu.
Toute autre lecture par le camp mackyen serait erronée. Et l’opposition a montré qu’elle mobilisait plus sur ses discours et ses shows que dans les urnes. Sinon, comment comprendre que la majorité de ceux qui applaudissent à leurs discours va t’en guerre aient choisi l’abstention ? That’s the question !
D’ici 2019 rien ne dit qu’elle pourra mobiliser davantage, pour bouter Macky hors du pouvoir, surtout que si le même scenario se répète en 2017, Macky remportera quoi qu’on dise haut la main les législatives.
Cela veut dire que nous venons d’entrer dans l’ère d’une campagne électorale dont le referendum n’était que le réchauffement. L’enjeu maintenant est pour Macky de démonter les places fortes dont le poids électoral et l’influence peuvent en faire de vrais faiseurs de rois, au vu de la symbiose entre les leaders d’opposition qui les contrôlent et les populations.
TOUBA en est une ; J’avais déclaré dans une de mes chroniques que Macky serait la prochaine victime de Cissé LO. Il va s’en dire qu’il ne pouvait que s’en débarrasser après le long chemin de croix qu’aura été son séjour dans le département de Mbacké, chahuté partout et presque chassé du département à cause des bêtises de son trublion.
La sanction qui l’a exilé loin de TOUBA est bienvenue, mais cela conforte l’opposition plus forte que jamais, et renforce le leadership de ses chefs dans la zone, en l’instar d’un Serigne Fallou Mbacké qui est de fait le maitre du jeu, dans le département.
En effet, en l’espace de deux ans, c’est la deuxième défaite qu’il inflige à Macky, dans le département. Et comme l’adage dit bien que « jamais deux sans trois… »
Houspillé de partout, avec une opposition regroupée qui ne présente aucun signe de fissuration, Macky a intérêt à bien manœuvrer : à défaut de casser la dynamique unitaire de cette opposition, un dialogue sincère s’impose, pour lâcher du lest et regagner la sympathie d’un peuple qui n’aime pas l’injustice.
Sinon, il devra revoir son casting, et laisser sur le bord de la route les éclopés politiques qui n’ont d’autres qualités que celui d’accompagner les présidents vers la sortie, ou en renouvelant sa coalition.
La prépondérance pour encore plusieurs décennies du vote affectif commande à l’opposition comme au régime mackyen de renforcer leurs camps réciproques, en s’attachant le soutien de personnalités charismatiques et d’hommes et de femmes politiques au leadership fort, parce qu’ils savent comment fidéliser leurs bases, et asseoir une collaboration militante gagnant-gagnant avec leurs concitoyens. Macky en compte certainement. Malheureusement, même s’ils tournent à leurs pleines capacités de mobilisation, ils ne peuvent changer le cours d’une élection. En effet que représentent Sangalkam ou Linguère dans une élection présidentielle où Macky sera certainement laminé à Thiès, dans le sud, mis en ballotage à Dakar et dans le Nord et écrasé dans la région de Diourbel et son vivier électoral, TOUBA ?
Les prochaines échéances sont déjà arrivées, et il importe dorénavant pour l’opposition comme pour Macky, de ne pas se tromper, sur la dernière ligne droite.
Cissé Kane NDAO
Président de l’A.DE.R




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