POLITIQUE : Le champion Idy pour battre Macky !

« Comme la peur est le plus grand supplice des tyrans, le crime le plus irrémissible à leurs yeux est de leur faire peur » : Jean-Baptiste Say.

Pourquoi cette peur, cette crainte, cette appréhension chez les « Yakaaristes », pour une simple déclaration politique ? Toute la « Mackisie » est ébranlée après la déclaration de Touba lancée par Idrissa Seck. C’est assurément l’homme qui leur fait peur. Chacune de ses prises de position médiatiques provoque une sorte de branle-bas de combat dans le camp présidentiel. C’est un constat général irréfutable : Le seul opposant qui les empêche de « gouverner en rond » est bien Idy le champion, qu’ils ont de ce fait auto-proclamé comme tel.
Le Président Macky Sall continue de dérouler sa stratégie politique pour se donner un deuxième mandat. Celle-ci se clarifie de plus en plus. Museler, diviser et réduire l’opposition, semblent être le triptyque qui en est la trame. Il s’agit d’une entreprise machiavélique que j’ai dénommée « Macky-sallisme » consistant à avancer masqué en n’affichant que de bonnes intentions et de bons principes. Derrière la lutte contre l’enrichissement illicite se cache l’élimination de l’adversaire Karim Wade. Derrière le slogan « gagner ensemble gouverner ensemble » se cachait le piège à rat pour ferrer de potentiels candidats adversaires. La proclamation illusoire de la fumeuse formule : « la Patrie avant le parti » était destinée à servir d’attrape-nigaud pour attirer les plumes bien-pensantes qui nourrissaient d’ambitions politiques au raccourci, contournant les suffrages populaires. La programmation du PSE à la place du « Yonou Yokuté » devait servir en filigrane à appâter les transhumants en louant leur expérience et compétence. Suivez mon regard vers le beau et tortueux Peul. Ailleurs sur un autre plan, on neutralise l’Assemblée Nationale. Par la laisse portée autour du cou du Président Moustapha Niasse pendant 3ans, le temps de l’apprivoiser et de l’affaiblir. Suffisant pour en arriver à lui faire cautionner les basses œuvres anti-démocratiques. Comme d’empêcher l’opposition de se renforcer en créant de solides groupes parlementaires et d’adopter des forfaitures par des lois déconsolidantes marquant un net recul démocratique.
Autre part dans la sphère des partis politiques, on actionne des taupes qui ont pour but d’amorcer des tentatives de fractionnement devant aboutir à des scissions. Objectif : diviser et affaiblir leurs forces électorales avant les élections. Oumar Sarr (Rewmi) et Modou Diagne Fada (PDS) ont en commun d’exprimer leur funeste dessein d’organiser des congrès de dissidence. Il ne serait pas étonnant de les voir regagner la majorité présidentielle en cas de deuxième mandat de Macky. En récompense des services rendus. Le cynisme de cette stratégie politique n’épargne même pas les coalisés de BENNO BOK YAKAAR. Khalifa Sall est attaqué dans son magistère de la Mairie de Dakar par des exactions manifestes qui ne souffrent d’aucune dissimulation. Après avoir proprement éjecté Cheikh Bamba Dièye et Malick Gackou pour installer l’entourage familial plus digne de confiance, dans des bastions électoraux. En attendant de porter le grand coup de massue sur le PS qui veut propulser son poulain. Par la réédition de la manœuvre tacticienne réussie en arrachant à Rewmi ses ministres collaborationnistes. La candidature de Khalifa Sall sèmera la division dans les rangs de son parti et se révèlera alors le piège de « Gagner ensemble et gouverner ensemble » qui se refermera avec fracas sur le PS.
La stratégie de consolidation de la majorité présidentielle par tous les moyens politiques possibles, ne néglige pas le nerf de la guerre : Les moyens financiers sont mis en place pour renforcer les « distributeurs automatiques de billets » dans l’habillage de la politique sociale par les fonds d’aide, d’appui ou d’investissement qui ressemblent plus à des fonds de renforcement politique. Y compris les moyens colossaux dont dispose la Fondation « Servir le Sénégal…pour Macky Sall ». Le renforcement du budget présidentiel donc des fonds politiques, y participe. Les méprisantes cérémonies médiatiques de « condoléances financières » organisées par la Présidence en témoignent. Le budget du PAD pourrait également être opportunément doté d’un véritable soutien financier, à quelques mois des joutes électorales et en faveur d’un gestionnaire particulièrement généreux, par la rétrocession des services du Trésor des 24 milliards arrachés à DP WORD.
Mais alors, pourquoi avec toute cette armada politico-financière, la « mackisie » tremble-t-elle devant Idrissa Seck ? Parce que tout simplement c’est lui le seul véritable champion qui peut secouer et terrasser le mammouth créé par la puissance politique présidentielle. Incontestablement dans leur intime conviction, plus que d’autres, il incarne la stature et la force présidentialiste.
Idrissa Seck semble avoir déjoué les plans diaboliques de Macky Sall. Il a débusqué assez tôt les mines enfouies dans les terres du Benno, réussi à obtenir la légalité de son parti en le renouvelant par une nouvelle équipe de jeunes talentueux et à entreprendre de le réorganiser pour relever les défis de la vie politique. Cette distance par rapport aux soubresauts des actualités qui lui est reproché, est purement tactique et relève d’un plan de bataille murement réfléchi. L’exposition médiatique permanente a son revers : La déliquescence médiatique. On ne peut lui reprocher à la fois d’être un homme ambitieux et pressé, ainsi que d’être un homme distant et froid. Il a donc choisi de prendre de la hauteur qui sied mieux à la réflexion pour mieux appréhender les enjeux politiques et socio-économiques. Son talent c’est souvent d’avoir une juste lecture de la situation politique du pays, ce qui lui a imposé le recul nécessaire pour laisser le temps décanter les choses. Aujourd’hui, qui dans la famille libérale, son camp et sa base politique, peut lui ravir le leadership. Par sa posture il s’est épargné d’avoir des épées de Damoclès qui ne sont suspendues que sur la tête des autres. Sa solitude lui a permis de labourer les champs des préoccupations populaires et des perspectives de solutions adéquates. Le plus difficile mais plus exaltant est à venir : Rassembler et élargir sa famille politique autour de son programme et de sa stratégie pour la conquête du pouvoir. Mais n’oublions pas qu’il avait déjà réussi la prouesse de ramener Abdoulaye Wade de son exil-retraite parisien pour le positionner en tête d’une opposition désemparée et désespérée de ne pouvoir déboulonner Abdou Diouf. Les fruits murs tombent d’eux-mêmes et facilitent la cueillette. Lui dirait, en fervent croyant, que c’est par la grâce du souffle divin que les fruits s’arrachent de leur accroche pour entasser le sol. Sa foi est sa force morale et intellectuelle. Mimi Touré qui réclame des idées à la place des invectives quelle alimente pourtant elle-même, ne perd rien pour attendre le déroulé du programme d’homme Etat que le président de Rewmi aura à présenter. Dévoiler d’abord votre jeu de cache-cache en livrant les dessous de vos intentions sur les réformes institutionnelles. Couplage des élections ou pas ? 2017 ou 2019 ? Le moment venu, je vous suggère d’accepter un grand débat, entre porte-paroles, avec Abdou Rahmane Diouf pour confronter les programmes et les projets des deux camps. Des idées à la pelle vous seront servies. En attendant gardez chers compatriotes « apéristes » votre calme et travaillez dur à la satisfaction des problèmes des citoyens sénégalais. Ne vous faites pas d’illusions : Il n’y aura point de : « Un coup KO » !

CHERIF BEN AMAR NDIAYE
Les-rewmistes.org




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