POLITIQUE : La CDR/"Fonk Sa Kaddu" dénonce la mauvaise politique du Gouvernement

Le Secrétariat exécutif de la CDR/fonk sa kaddu, par ma voix vous remercie pour avoir répondu à son invitation.
A l’occasion de sa journée d’étude de ce 14/8/16, le Secrétariat s’est penché sur la situation politique et voudrais partager son appréciation avec l’ensemble du peuple sénégalais.
La CDR/fonk sa kaddu, créé en juin 2012, a reçu son récépissé en mars 2015.
Elle a pour objectifs entre autres de :
· Promouvoir la démocratie et les valeurs de la République
· Développer une citoyenneté active fondatrice d’une culture de développement
· Contribuer positivement à la transformation économique, sociale, politique et culturelle de notre pays
· Réaliser la vision et les orientations stratégiques d’une bonne gouvernance
· Instaurer une société démocratique, juste, pluraliste ; pleinement respectueuse des droits et libertés
Depuis son accession à la souveraineté internationale, le peuple sénégalais a connu deux alternances démocratiques au sommet de l’Etat, qui prouvent sa maturité politique ainsi que son attachement à la paix et à la stabilité.
Une analyse approfondie conduit au constat que ces alternances n’ont pas pu à ce jour faire prendre à nos gouvernants la direction souhaitée par le peuple.
La classe politique qui se succède au pouvoir est incapable de revenir aux valeurs cardinales qui fondent notre société.
La politique politicienne continue à prendre le pas sur la prise en charge des préoccupations véritables des populations.
Cela conduit à une situation caractérisée entre autres par :
· Une tension permanente entre le pouvoir et les forces sociales et politiques qui se battent pour une politique centrée sur les intérêts nationaux,
· Une absence de rupture positive dans la gestion du pays,
· Une tendance de plus en plus marquée de la primauté de la famille, du clan et du parti sur la patrie,
· Des crises de plus en plus inquiétantes dans des secteurs essentiels qui portent l’émergence d’un pays : Education, Santé, Agriculture..
· Un recul de la démocratie avec le non-respect des droits et libertés, le refus d’engager des discutions sérieuses pour adopter un code électoral consensuel, seule condition d’avoir des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées.
Cette attitude a conduit à des résultats décevants pour le travail de la commission technique de revue du code électoral qui s’est réunie du 16 juin au 3 Août 2016.
Contrairement à la version de la majorité présidentielle, il n’y a pas eu : 8 points d’accord, 2 points de désaccord et 2 points de réserve sur 12 points étudiés, mais plutôt :
· 4 points d’accord
1. Fusion CNI/CE
2. Participations des indépendants aux élections locales (signatures et définition du candidat indépendant)
3. Carte électorale
4. Parité
· 7 points de désaccord sur le principe ou sur les modalités :
1. Mode de scrutin (désaccord sur le principe)
2. Bulletin unique (désaccord sur le principe)
3. Insertion des règles d’organisation du référendum dans le code électoral (désaccord sur la rédaction)
4. Recommandation de la CENA : commission départementale de recensement des votes des sénégalais de l’extérieur (désaccord sur le siège de la commission)
5. Refonte partielle du fichier électoral (désaccord sur la confirmation et la radiation d’office)
6. Députés dédiés à la diaspora (désaccord sur le nombre, le mode d’élection et l’appellation des zones)
7. Caution aux élections (désaccord sur les modalités de fixation et réserves sur le cautionnement aux élections locales)
· 1 point non discuté
1. le vote des militaires et paramilitaires le jour du scrutin général)
Il faut préciser qu’en plus des 12 points retenus au moment de l’installation de la commission, le pôle des non-alignés avait proposé 8 points et l’opposition 6 points qui ne sont pas encore discutés.
Ce refus de la majorité présidentielle d’aller vers un large consensus sur le code électoral est une continuité d’une logique de gestion apparue depuis l’avènement de la seconde alternance.
La promesse de gestion sobre et vertueuse, la patrie avant le parti, l’engagement de ne protéger aucun proche sont remis en cause aujourd’hui par les scandales qui rythment la vie de notre pays.
On pourrait citer :
· l’activation de la CREI dont on a voulu faire un bras armé au service des vainqueurs
· les affaires PETROTIM, ARCELOR MITTAL, BIG TOGO, OFNAC,
· affaire des 74 milliards qu’on refuse de clarifier
· affaire Lamine Diack que la justice doit clarifier pour savoir jusqu’à quel degré ce financement provenant de l’argent du dopage et d’une puissance étrangère a impacté les résultats des dernières élections présidentielles
La CDR/fonk sa kaddu invite le gouvernement à s’engager dans la voie de la prise en charge des préoccupations des sénégalais.
Les élections législatives, présidentielles et locales à venir doivent se tenir sur la base d’un code électoral accepté de tous les acteurs. Emprunter une autre démarche, c’est faire courir au Sénégal des risques que nous avons pu éviter depuis l’adoption du code consensuel de 1992.
Toutes les initiatives doivent être prises pour trouver un consensus au tour des points de désaccord de la revue du code électoral.
Dans cet esprit, la CDR/fonk sa kaddu considère que la proposition faite par la majorité présidentielle à la fin des travaux de la commission technique de revue du code électoral sur la double nationalité est malsaine, inopportune et porteuse de troubles sociaux du fait qu’elle vise à écarter des adversaires gênants.

Pour le Secrétariat Exécutif
Le Président




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