POLITIQUE : Fada a remis en cause l’autorité de Wade selon le SG du Pds de Touba

Depuis quelques temps, le Parti Démocratique Sénégalais est au devant de l’actualité, suite aux récents événements survenus à l’Assemblée nationale.
Nous le déplorons profondément, tout autant qu’en son temps, nous avions invité M. Modou Diagne Fada et ses camarades à privilégier le dialogue constructif en lieu et place de la confrontation.
En effet, désirer une réforme profonde de la gestion de notre parti-notre patrimoine commun - est certes légitime. Nous comprenons bien sa position. Mais un parti politique digne de ce nom a des instances et des structures dont le fonctionnement est démocratique. Une réforme aussi pertinente soit-elle est une démarche portée certes par ceux qui en sont les inspirateurs, mais elle ne peut être étudiée, validée et mise en œuvre que dans la mesure où elle rencontre l’adhésion de la majorité des responsables qui siègent au sein des instances qui en approuvent la pertinence, pour son adoption en conséquence.
En reconnaissant à Son Excellence Me Abdoulaye WADE toute la légitimité qui sied, en plébiscitant son leadership incontestable et en soutenant la candidature de M. Karim WADE pour la prochaine présidentielle, M. Modou Diagne Fada et ses camarades réformateurs ont réaffirmé eux-mêmes leur appartenance au PDS, et ont reconnu et accepté par là l’autorité de son Secrétaire général.
M. le Secrétaire général du Parti dispose de la légitimité de choisir souverainement, et librement les responsables aux postes politiques dans les institutions où siège le PDS.
Ainsi, la désignation de notre frère M. Modou Diagne FADA comme Président du groupe parlementaire libéral et démocrate à l’Assemblée nationale n’avait souffert d’aucune contestation, en son temps.
Maintenant que Me WADE, en vertu de ses prérogatives a désigné MME Aïssatou MBODJ pour lui succéder, quelles sont les raisons qui motivent le refus délibéré de M. DIAGNE de ne pas se plier à cette décision ?
La polémique qui a fini de s’installer et qui tourne en une guerre fratricide fragilise notre Parti, et dessert le combat politique que nous menons, pour la sauvegarde des acquis démocratiques du peuple sénégalais, et la libération de nos frères injustement emprisonnés.
Le PDS a un adversaire qui devrait suffire à mobiliser tous nos efforts. Au contraire, la cacophonie bruyante rythmée par les déclarations incendiaires des instances de base qui condamnent M. DIAGNE et ses camarades, les menaces de plaintes et les accusations qui les fondent discréditent notre Parti et écornent notre image, en même temps qu’ils nous ôtent la sympathie de nos concitoyens fortement déçus par ces querelles qui ressemblent à des crêpages de chignon pour des postes ou nourris par d’autres desseins inavoués.
J’en appelle à la sagesse et au sens élevé de la responsabilité de chacun.
Les textes du Parti ont réglé cette affaire, si tant est que ses différents protagonistes avaient eu la sagesse de s’y référer.
En refusant de se plier à la décision de Me WADE, M. DIAGNE conteste dans les faits son autorité. Que je sache, la succession de Me WADE n’est pas encore ouverte. Et, pour rappel, son maintien à la tête du PDS a été décidé par tous les responsables du Parti, à l’unanimité.
C’est donc un défi lancé à l’assemble du PDS.
Simplement, la confrontation n’a jamais permis de régler un problème, quel qu’il soit. J’invite le PDS à mettre en place ou à désigner un comité de sages capables de mener une médiation avec responsabilité et avec tact, afin que les différents acteurs de cette affaire se retrouvent pour trouver une solution pacifique à cette crise que nos détracteurs veulent exagérer au point de prédire une implosion de notre Parti.
La composition de ce comité sera validée par les parties prenantes : ses décisions ne souffriront alors d’aucune contestation, et seront d’application immédiate, en conséquence.
Me WADE est notre leader à tous, et le PDS dont il est le responsable ne nous appartient plus. Il est dans le cœur des millions de sénégalais qui en sont les sympathisants, qui croient en ses idéaux et nous soutiennent au quotidien, après nous avoir investis de leur confiance.
Nous n’avons pas le droit de les décevoir, nous n’avons pas non plus le droit de saborder notre parti, qui nous a permis d’être ce que nous sommes, au plan politique.
Excellence, Frère Secrétaire général national, les responsables du PDS investis de la confiance des militants et forts de cette légitimité vous appellent aussi au dépassement. Nous vous demandons de nous accorder plus de considération, de privilégier le dialogue et la concertation élargie avant toute prise de décision qui engage le Parti et dont l’application et la vulgarisation nous incombent. En effet, au vu de la nouvelle configuration politique, les leaders du Parti qui le représentent à la base, gagnent les élections et contribuent à son renforcement ne peuvent plus valablement accepter d’être exclus du processus décisionnel au profit de responsables sans base politique ni autre légitimité qu’une proximité revendiquée avec vous.
Nous vous renouvelons l’expression de notre respect et de notre considération militants.
Que la paix règne dans les cœurs, et que vive la démocratie. Liberté pour nos prisonniers politiques !
Vive le PDS ! Longue vie à Me WADE !

Touba, le 22 octobre 2015

Serigne Fallou MBACKE




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