OPINION : Voter "NON" pour une insurrection démocratique !

La constitution devrait être écrite et protégée par les citoyens eux mêmes.
La responsabilité des citoyens, s’ils veulent rester libres, est de rester vigilants vis-à-vis des pouvoirs, de tous les pouvoirs.
La démocratie authentique est une solution aux problèmes que les citoyens ont avec les pouvoirs.
Selon Lord Acton, « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ».
Presque, toujours, aussi vertueux soient-ils au départ, tous les hommes au pouvoir changent et finissent par abuser de leurs pouvoirs, surtout s’ils restent longtemps au pouvoir.
Les pouvoirs, notamment le pouvoir exécutif, tendent à s’affranchir de tout contrôle rigoureux.
C’est pour cela que l’on a créé un pacte, appelé constitution, une règle supérieure, au dessus de tous les pouvoirs, qui fixe les règles dans lesquelles tous les pouvoirs doivent fonctionner.
Une constitution est un acte de défiance, une manière d’affaiblir les pouvoirs constitués que sont l’exécutif, le législatif et le judiciaire.
Mais, le problème que pose cette astuce citoyenne est de savoir QUI va écrire la constitution ?
En effet, si les citoyens laissent aux hommes de pouvoir le soin d’écrire la constitution pour fixer les limites de leurs propres pouvoirs, on peut croire, sans se forcer, que ce serait peine perdue : tout ce qui sera écrit n’aura qu’un but, celui de rendre les citoyens impuissants face aux gouvernants.
Depuis nos prétendues indépendances, notre peuple n’a jamais, hélas, eu l’occasion d’écrire une seule ligne de sa propre constitution.
En 1959, ce sont des colons qui ont écrit « notre première constitution ».
En 1963, ce sont des néocolonisés qui ont écrit "notre constitution »
En 2000, ce sont, pour l’essentiel, des politiques et des juristes sous influence de l’exécutif qui ont écrit « notre constitution »
En 2016, ce sont les politiques, des « sages et un expert payés par l’exécutif qui nous proposent des modifications de « notre constitution »
Or c’est là un abus de pouvoir, vous ne pouvez pas être juges et parties.
Si les citoyens étaient, vraiment, conscients de leurs droits, ils s’opposeraient à de pareilles forfaitures par une juste insurrection.
Les différentes constitutions qui ont eu la prétention de dire comment le peuple sénégalais entendait ou souhaitait organiser la gestion des affaires publiques n’ont été que de simples mascarades.
Les populations sénégalaises n’ont jamais ni été associées, ni été prises en compte ; il s’est toujours agit de « légaliser » l’abus de pouvoir, le contrôle absolu de nos libertés.
Les assisses nationales organisées par une partie des sénégalais étaient, sans aucun doute, une excellente initiative, mais, on le sait, maintenant, les acteurs, les plus déterminants, n’avaient jamais eu l’intention de servir les intérêts des citoyens ; ils ne pensaient qu’à eux mêmes et c’était, aussi, une façon d’exister, plus qu’une manière de produire un pacte fécond pour les citoyens.
La constitution a pour but ultime de garantir la liberté pour les citoyens ;
Car en abusant de leurs pouvoirs les gouvernants ne font pas qu’opprimés le peuple, ils lui ôtent toutes responsabilités.
Or, un citoyen qui ne se sent pas responsable est un poids pour sa communauté, il ne créé pas, il n’innove pas et n’entreprend pas, donc ne crée pas de valeurs ajoutées.
Au demeurant, l’absence de pacte fondé sur des valeurs partagées, sur le respect mutuel et sur la limitation des pouvoirs des gouvernants restent la cause essentielle de notre sous développement, de notre faible productivité et de notre si grande dépendance vis-à-vis de l’étranger.
Voter NON le 20 mars prochain peut créer un petit séisme chez nos élites et, peut être, pourquoi pas ouvrir la voie à un grand débat collectif sur notre pacte nationale afin que tous, nous y voyons nos identités, nos singularités et nos intérêts individuels reconnus et restaurés.
Voter Non pour dire notre opposition à l’accaparement du pouvoir par un clan au pouvoir contre tous les autres ; le 20 mars prochain, chacun devrait décider s’iil veut continuer à rester un citoyen libre ou un citoyen enchainé aux désirs des puissants.
Assurément, un NON, franc et massif, le 20 mars prochain serait la première insurrection démocratique de notre peuple, de notre pays.
L’émancipation de notre peuple est à ce prix là et à nul autre.
Tamba Danfakha
Secrétaire Général
Union Nationale Patriotique -UNP
Email : talantamba@yahoo.fr




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