OPINION : Le deal de Doha, le bal des contempteurs et la marche vers le palais

Ces derniers jours, les sénégalais auront tout entendu. Les attaques verbales d’une rare violence contre Idrissa Seck sont allées crescendo provenant autant du côté du pouvoir que de ses nombreux alliés de circonstance. À la suite de la libération du fils de l’ancien Président, Karim Wade, les populations sénégalaises, la société civile et tous les partis politiques de bonne volonté se sont interrogés sur les tenants et les aboutissants d’un tel acte
Au milieu de ces interrogations légitimes, une voix et non des moindres s’est élevée, celle d’Idrissa Seck, le leader du parti Rewmi. Il dénonça un deal orchestré depuis le Qatar, où Karim Wade s’est envolé quelques heures après sa libération. « Je trouve sa libération scandaleuse, parce que résultat d’un deal. Le Qatar est intervenu (…). Ce deal enlève au président de la République toute légitimité pour poursuivre qui que ce soit. Le président Macky Sall a perdu toute légitimité pour parler de traque de biens mal acquis parce que cette traque autour de Karim Wade a tenu en haleine le peuple sénégalais pendant quatre ans et accouche d’une souris, souligne-t-il. Ce que je trouve ignoble, c’est que le président Macky Sall ait voulu couvrir ce deal en l’anoblissant au moyen d’un prétendu dialogue national qui comme vous avez pu le constater n’a porté sur aucun des intérêts vitaux du Sénégal ».
Cette phrase fut le signal à l’ouverture du bal des chasseurs de primes, des précheurs de malheur et des disciples présidentiels de la dernière heure. La bête immonde est lâchée : les invectives envers l’ancien premier ministre pleuvent, la mémoire, un temps perdu, est recouvrée pour proclamer, avec certitude, èa tout vent, que le protocole de Rebeuss, cet éléphant blanc des dix dernières années de la scène politique sénégalaise, existerait bel et bien. Le sommet des inepties est atteint par Samuel Sarr, qui, sur trois questions qui lui étaient posées a réussi l’exploit de placer une vingtaine d’injures publiques. Maître Ousmane Sèye, qui, en 2008 prétendait ne pas connaitre le Protocole de Rebeuss, confirme le 10 juillet dernier, l’existence du document. Voilà où en sont les accusateurs. Pourtant à l’issue d’une détention aussi longue qu’arbitraire d’Idrissa Seck de juillet 2005 à février 2006, les chantiers de Thiès s’étaient révélés vierges de toute irrégularité d’où la délivrance d’un quitus de non lieu total par le juge chargé de l’instruction.
Mais la réalité est là : que valent la Justice sénégalaise et l’État de droit sous la présidence de Macky Sall ? Avons-nous effectivement une justice à deux vitesses ? Quelles sont les conditions de la libération de Karim Wade ? Sommes-nous habilités à croire aux promesses d’un Président qui a trahi l’une de ses promesses-phare, à savoir, la réduction de son mandat ?
Une chose est sûre. Ce gouvernement a renoncé à s’occuper des préoccupations socio-économiques des sénégalais pour lesquelles il a été élu. Le niveau de chômage-notamment chez les jeunes, continue plus que jamais à atteindre des sommets tandis que la santé, l’éducation, l’agriculture et l’industrie demeurent dans un état de délabrement avancé, alors que la pauvreté est le lot de la majorité des familles dans les villes comme dans les campagnes.
Cependant la posture d’Idrissa Seck est claire depuis le départ. Il n’a jamais été contre la libération de Karim Wade mais, attaché à l’État de droit et à la souveraineté de notre pays, il a dénoncé l’intervention du Qatar dans nos affaires intérieures qui traduit une vassalisation du Sénégal à un pays tiers. Par ailleurs M. Seck ne peut être envieux à l’endroit ni de son jeune frère Karim, ni de Macky Sall puisque c’est son combat pour hisser Abdoulaye Wade à la plus haute fonction de notre pays qui a conduit ces deux derniers à occuper des postes au sein de l’État. Aussi, ce qu’il a fait pour Wade et sa famille aucun des libéraux et des néo-défenseurs du Wadisme ne l’a fait. Mais pour lui l’intérêt suprême du Sénégal et sa sauvegarde doivent être placés au-dessus de tout intérêt partisan.
Maintenant pour que nul n’en ignore, nous attirons l’attention de l’opinion nationale et celle des amis du Sénégal que nous nous opposerons à toute tentative d’écarter le candidat Idrissa Seck pour la prochaine élection présidentielle et si Dieu le veut nous vaincrons.

Elhadji Malick BADJI
Secrétaire Général du RDR




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