OPINION : La saison de Madiambal Goebbels, après le jet d’hivernage d’Hamidou Kassé

Toujours combattue, toujours stigmatisée, toujours injuriée, mais jamais abattue : voila ce qu’aura été le douloureux cours de l’existence de la jeunesse sénégalaise.
Une jeunesse qui ne doit rien à personne, car nous nous sommes faits tout seuls.
Avec Abdou Diouf et son ajustement structurel, les maitrisards en sciences économiques étaient transformés en boulangers, de force. En 1988, nous avons été qualifiés de jeunesse malsaine, artisan d’une année blanche, la première que nous allions connaitre, avant l’année invalidée de 1994. Nous avons grandi avec le SOPI, nous avons combattu pour le SOPI, pour rendre, entre autres raisons sans doute plus héroïques, leur dignité à 850 normaliens laissés en rade par Abdou Diouf.
La jeunesse malsaine de 1988, comme un seul homme mobilisée, a réalisé l’alternance historique de 2000.
Quand Me Wade a formidablement ignoré notre engagement, quand enivré par le pouvoir et rattrapé par le virus de la démagogie il a voulu élever son fils au rang de premier d’entre nous, nous avons rompu le pacte de confiance qui nous liait à lui, et avons retrouvé notre bleu de chauffe pour la défense de la patrie.
Nous avons résisté à toutes les privations, nous nous sommes battus bravement pour nous former, afin d’être au service de la nation, et de contribuer à l’essor économique du Sénégal.
La jeunesse sénégalaise a donc toujours été à l’avant-garde de toutes les batailles historiques pour le renforcement de la démocratie, et la survenue de la deuxième alternance consacrée par l’arrivée de Macky Sall au pouvoir.
Nous ne lui devons rien. Il nous doit tout.
Encore qu’il aurait pu avoir accès à tout, sans être obligé de promouvoir des voleurs pour faire main basse sur nos richesses nationales.
Il aurait pu avoir accès à tout d’autant plus que le peuple sénégalais ne lui a rien refusé dès lors qu’il avait juré de « servir, et non se servir ».
Aujourd’hui celui qui a juré de « réduire l’opposition à sa plus simple expression, » a décidé pour y parvenir de promouvoir le NEDDOKO BANDOUISME, et la corruption à grande échelle, par la promotion d’une bande de rapaces sans honneur et sans éthique, encouragée par lui-même qui donne l’exemple, à faire main basse sur nos richesses nationales.
A Kaffrine il avait promis de céder son terrain sis à Yoff à la commune, jusqu’à présent, ce n’est pas fait. Sa femme, Maréme Faye Sall, ménagère de son état est propriétaire de résidences à Dakar, dont un immeuble qui abrite le siège de l’Agence de la case des tout-petits ! Qu’il est agréable d’être servi par soi –même !
La Sonacos au patrimoine foncier bien fourni, est entre les mains de Pape Dieng, un sous fifre ayant fait allégeance à Maréme Faye Sall : il vient de déclarer que le patrimoine de la Sonacos sera vendu pour renflouer la boite nationalisée pour l’occasion, alors que Macky avait refusé cela à l’ancien repreneur.
Les domaines industriels du Sénégal sont contrôlés aussi par Abdoulaye Sylla, l’homme de confiance de Maréme Faye Sall, grâce à sa société ECOTRA, par une parodie de partenariat public privé avec l’APROSI.
ECOTRA est d’ailleurs chargé de fournir tout le gravillon de l’autoroute ILA TOUBA : qu’il est bon d’être un protégé de Maréme Faye Sall !
Tender, l’homme d’affaires emprisonné dans son pays pour corruption aurait versé à sa fondation comme ticket d’entrée au Sénégal 22 milliards de francs CFA, pour deux puits de pétrole !
Hier on nous brimait : nous avons grandi et avons consacré l’alternance démocratique. Au service de notre pays nous avons mené les combats pour l’émergence économique sous Me Wade en travaillant durement, après des études où chaque diplôme a été un défi supplémentaire relevé avec vista.
Nous avons envoyé à la retraite Me Wade et signé un contrat moral avec Macky Sall qui avait juré qu’il ne protégera personne, qu’il allait instaurer une gouvernance sobre et vertueuse, et que la patrie serait désormais servie, avant le parti !
Aujourd’hui, Macky a fait un parjure. Il s’est dédit sur toute la ligne. Maréme Faye Sall est au cœur du pouvoir, elle nomme et dégomme, promeut et disgracie, Aliou Sall lui sert de prête nom et notre Macky national deale même avec des dealers, véritables gangsters anciens trafiquants de drogue de la trempe de Frank Timis.
Il a oublié ses bonnes intentions, et a entrepris depuis de transformer notre démocratie en dictature ethnico-familiale.
« Le monde est vieux, mais l’avenir sort du passé ».
Demain, très bientôt, et pourquoi pas aujourd’hui Macky subira le même sort qu’auront subi tous ses prédécesseurs qui ont rompu le contrat social qui les liait au peuple sénégalais, avec en fer de lance la jeunesse !
Les mêmes causes produiront les mêmes effets assurément.
Nous sommes conscients que nous ne sommes pas seuls, et que nous ne serons jamais seuls dans notre combat pour la justice et le respect de l’état de droit. La population nous lit, la population nous écoute, la population nous entend. La population nous manifeste chaque jour chaque instant son attention, et son engagement.
Que Macky n’interprète jamais le silence entendu des sénégalais comme une renonciation, ou une résignation. C’est le silence bruyant de rage contenue de l’homme qui préfère le noble silence de l’honneur, et attend stoïquement l’Heure de montrer par les actes combien sa rage contenue et son mépris envers Macky et ses complices étaient exacerbés par leur insolence irrespectueuse, comme s’ils ne mesuraient pas, et c’est le cas, combien ils sont désormais exécrés.
Les messages de nos frères et de nos mères, nos messages entre nous nous encouragent et nous confortent que nos alertes sont entendues, et que très bientôt, quand l’heure sera aux actes, Macky saura que nous n’avons rien perdu de notre détermination.
S’il n’était pas un indigent intellectuel dont la cancritude se mesure à son peu de retenue et de savoir vivre, Macky saurait que notre mission pour le moment de lanceurs d’alertes est la première étape d’une radicalisation contre son régime que nous sommes déterminés à fouler dehors, et que nous exprimons à travers la critique des réalités tristes de ses actes et de ceux de ses affidés le profond ressentiment des populations qui le méprisent désormais, et en ce sens, pour paraphraser Aimé Césaire, notre bouche « [est] la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, [notre voix], la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir », un désespoir nourri par la déception profonde envers Macky et son régime.

Et c’est parce que nous mesurons entièrement l’abîme qui sépare les ambitions hégémoniques d’un Macky pouvoiriste otage de son ethnie, de sa famille et des lobbys de toutes sortes que nous avons décidé, de nous « garder (…) de [nous] croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle, car une mer de douleurs n’est pas un proscenium, car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse... » !
En décidant de radier Ousmane Sonko après avoir limogé Nafi Ngom Keïta, en choisissant de répondre par la polémique futile aux interpellations graves d’Abdoul Mbaye, en envoyant ses sicaires contre nous par le biais d’une justice aux ordres, Macky a démontré qu’il n’a décidément retenu aucune leçon de notre passé politique récent…
Nous lui rafraichirons la mémoire, dans ce cas.
Cissé Kane NDAO
Président A.DE.R




AFRIQUE-MONDE

logo article

Yahya met le cap sur Malabo : le film des trois heures d’escale de l’ex-président gambien à Conakry comme si vous y étiez !

22/01/2017 par :

Il est 20 heures à l’aéroport de Conakry ce vendredi 21 janvier 2017. Un petit groupe de badauds (...)

logo article

Gambie : les forces ouest-africaines suspendent leur intervention militaire pour une dernière tentative de médiation

20/01/2017 par :

Le président de la commission de la Cédéao Marcel Alain de Souza a déclaré lors d’une conférence de (...)

logo article

Mali : Al-Mourabitoune dévoile l’auteur de l’attaque de Gao

19/01/2017 par :

ALAKHBAR (Nouakchott)- Abdel Hadi Al-Foulani de la Katiba Al-Mourabitoune relevant d’Al-Qaïda au (...)

logo article

AFRIQUE : La Gambie suspendue à l’investiture d’Adama Barrow

19/01/2017 par :

La Gambie est suspendue à la cérémonie d’investiture du président élu, Adama Barrow, prévue ce jeudi (...)

logo article

AFRIQUE : Des troupes sénégalaises "prêtes à intervenir" à la frontière gambienne

18/01/2017 par :

Des troupes sénégalaises sont positionnées à la frontière gambienne et se disent prêtes à intervenir (...)

logo article

Gambie : Yahya Jammeh décrète l’état d’urgence à deux jours de l’investiture d’Adama Barrow

17/01/2017 par :

À deux jours de l’investiture du nouveau président Adama Barrow, Yahya Jammeh a déclaré l’état (...)

logo article

À compter du 19 janvier, Yahya Jammeh ne sera plus reconnu par l’UA comme président légitime de la Gambie

13/01/2017 par :

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a indiqué vendredi qu’à partir du 19 janvier (...)

logo article

Côte d’Ivoire : après le mouvement d’humeur des militaires, des têtes tombent au sein des forces de défense

09/01/2017 par :

Trois jours après le mouvement de contestation au sein de l’armée, le chef d’état-major de l’armée, (...)

logo article

Côte d’Ivoire : Daniel Kablan Duncan a remis la démission de son gouvernement à Alassane Ouattara

09/01/2017 par :

Le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a présenté la démission de son gouvernement au président (...)

logo article

Côte d’Ivoire : mouvement d’humeur d’hommes en armes à Bouaké, Daloa et Korhogo

06/01/2017 par :

Des tirs ont été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi à Bouaké. Ce vendredi, des hommes en (...)

logo article

Bien mal acquis : le procès de Teodorín Obiang est reporté

04/01/2017 par :

Le procès du fils du président de Guinée équatoriale, soupçonné de s’être frauduleusement bâti un (...)

DEPECHES

20 janvier 2017

DEPECHE : Le président de la commission de la Cédéao Marcel Alain de Souza a déclaré lors d’une conférence de presse à Dakar qu’une dernière tentative de médiation avec Yahya Jammeh allait être menée ce vendredi 20 janvier par le président guinéen Alpha Condé. Le président a jusqu’à demain midi pour accepter de quitter le pouvoir, sans quoi les militaires ouest-africains feront usage de la force, a précisé Marcel Alain de Souza. En attendant, l’intervention militaire ouest-africaine est suspendue.

19 janvier 2017

AFRIQUE : La cérémonie d’investiture du président gambien, élu à l’issue du scrutin présidentiel du 1er décembre, Adama Barrow, aura lieu jeudi 19 janvier, à 16h GMT, selon les déclarations du porte-parole du président élu recueillies par l’AFP.

9 janvier 2017

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro largement réélu président de l’Assemblée nationale

9 janvier 2017

Gambie : Yahya Jammeh limoge 12 ambassadeurs ayant réclamé son départ

1er janvier 2017

Turquie : au moins 35 morts dans "l’attaque terroriste" contre la discothèque d’Istanbul

DOSSIERS

KIOSQUE

BIENTÔT DISPONIBLE

+ POPULAIRES