OPINION : De la parole sacrée du Chef à la querelle doctrinale du droit

Le respect de la Décision du Conseil Constitutionnel est-il conciliable avec le respect du Président de la République.
L’actualité politique bouillonnante du Sénégal est si complexe qu’il serait abscons de l’envisager sous un angle plat. Or, il me semble que le projet du référendum réduit la question à sa plus simple expression. Si bien que le rendez-vous du 20 Mars 2016 met en opposition souteneurs et pourfendeurs du Président Macky Sall intuite personae.
Cependant pris dans sa globalité, le débat pose la triple problématique de l’éthique, du droit et de la politique.
Quid de l’éthique :
La crise de confiance que suscite la reconsidération de la promesse ferme du Chef de l’Etat de réduire son mandat tient ses racines dans un vieux passé. La parole perfide des responsables politiques en particulier, et le clientélisme pécuniaire des politiciens en général, ont fini par souiller l’image des dirigeants.
En 2012 naquit un nouvel espoir ; que dis-je ? Un rêve. Alors, l’âme de la société s’ébaudissait déjà dans la joie de voir ébavurer cette embrouille à travers l’engagement iconoclaste du Premier citoyen à écourter son mandat. Au bout de compte, c’est la désillusion totale à cause d’une contrainte juridique : il n’en demeure pas moins que l’éthique en fait une exigence persistante.
Il est vrai qu’une République démocratique vaut par son ancrage dans l’option pour un Etat de droit. Dès lors, le Président Macky offre un bon exemple en se conformant à l’acte rendu par le Conseil Constitutionnel, qui porte dans le cas d’espèce la mention décision. C’est un principe d’autorité utile et respectable et sans lequel les sociétés de libertés que nous vivons n’auraient jamais existé.
Admettons que ce fût un simple avis consultatif et que le Chef de l’Etat ne voulût pas en être lié. Le précédent dangereux serait que, dans le futur, un autre eût le loisir de transformer ses désirs en loi quand bien même le désaveu de la plus haute juridiction. Ainsi, l’anarchie s’installerait depuis le plus haut niveau et les institutions tomberaient de charybde en scylla.
Toutefois, si le respect de l’Etat de droit est un sacerdoce, l’observance de la parole d’honneur est tout autant sacrée. A plus forte raison, dans une société de tradition orale et où le respect de la parole donnée est un acte de noblesse et une vertu haut-placée dans la hiérarchie des valeurs de dignité et de vergogne.
C’est pourquoi, les conséquences politiques consécutives au respect d’une exigence au détriment de l’autre sont les mêmes selon qu’on choisit entre la morale et le droit.
Sous ce rapport de l’ambivalence, une autre chance se réserve au Président de la République à la fois garant de l’éthique et gardien de la loi fondamentale. Ces deux attributs demeurent intangibles dans le livre d’or de l’institution présidentielle.
Subséquemment et étant donné que la démission n’est pas prohibée par la loi, le nom du Président Macky restera à jamais gravé dans le panthéon des icônes universelles si et seulement il accepte de renoncer en 2017 à deux années de son pouvoir.
Quant au référendum, dont dépend l’avenir de toute une nation, force est de reconnaître que le moment ne sied pas. L’empressement d’y aller sans concertations préalables avec les forces politiques de tout bord et les forces vives de la nation n’est pas pour apaiser la situation.
A vrai dire, dans ce contexte d’ébullition sociale, la passion risque de l’emporter sur la raison. La philippique du non et l’apologie du oui s’affrontent pour des raisons cryptopersonnelles.
Pourtant, excepté le point qui dispose de l’obligation de savoir lire, parler et écrire le français, les quatorze autres prennent en charge l’intérêt de la nation et celui des citoyens. En revanche, constitutionnaliser la référence à l’étranger pour la Première Institution de la République me semble irresponsable. Car, cela frise la honte et le manque de conviction citoyenne. On devrait plutôt exiger d’elle qu’elle porte au moins une des langues nationales. C’est pourquoi, je lance un appel au Président de la République pour supprimer ce point inconséquent.

Cheikh Elhadji N’diaye, Ancien
Délégué Général de WACCOC
ALTERNANCE




AFRIQUE-MONDE

logo article

Infographie : comment se porte le commerce des armes en Afrique ?

21/02/2017 par :

Selon les données du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri) portant sur ces (...)

logo article

Bénin : l’Etat récupère ses hôtels

21/02/2017 par :

Le gouvernement béninois a prononcé ce mercredi 16 février, la résolution des conventions de (...)

logo article

AFRIQUE : Le Président de l’Assemblée des Etats Parties se félicite de la décision de la Gambie de ne pas se retirer du Statut de Rome de la CPI

17/02/2017 par :

PAPA MEO DIOUF : Le 10 novembre 2016, la République islamique de Gambie a notifié sa décision de (...)

logo article

Tchad : Comment a été créée la garde présidentielle

15/02/2017 par :

Les exercices sont répétés en conditions réelles à N’Djamena. "L’entraînement est gourmand en (...)

logo article

Mali : l’opération Barkhane annonce avoir déjoué un projet d’attentat à Kidal

15/02/2017 par :

Informée par la population d’une attaque terroriste en préparation à Kidal, une trentaine de (...)

logo article

Sortie du Franc CFA : pour les panafricains, une autre monnaie est possible

13/02/2017 par :

PAR PAPA MEO DIOUF : Dakar, le 13 février 2017 - La nouvelle journée de mobilisation du Front (...)

logo article

RAPPORT : UN DÉPUTÉ FRANÇAIS ÉVOQUE LA "MALADIE" DU ROI DU MAROC, MOHAMMED VI

11/02/2017 par :

A l’occasion de la remise d’un rapport sur les relations entre l’Europe et le Maghreb, Jean (...)

logo article

Félix Tshisekedi : « Mon père appartient au patrimoine national de la RD Congo »

10/02/2017 par :

La mêlée politique congolaise ne connait pas de trêve. Depuis le décès d’Étienne Tshisekedi, et (...)

logo article

Exclusif – Présidence Commission africaine : Toute la vérité sur l’échec cuisant des adversaires du Tchadien, Moussa Faki Mahamat ?

08/02/2017 par :

Après plusieurs mois de campagne intense, les candidats au prestigieux poste de Président de la (...)

logo article

AFRIQUE : LE SPECTRE DE LA GUERRE PLANE DE NOUVEAU SUR LE MAGHREB

06/02/2017 par :

Après le sérieux revers qu’il vient d’essuyer suite à la validation du retour du Maroc au sein de (...)

logo article

Idriss Déby Itno : « Au lieu de nous donner des leçons, l’Occident devrait écouter notre avis »

06/02/2017 par :

Chaos en Libye, enjeux sécuritaires autour du lac Tchad, crise pétrolière ou encore franc CFA. Le (...)

DEPECHES

21 février 2017

FRANCE : Le siège du Front national à Nanterre a été perquisitionné, lundi, pour la seconde fois dans le cadre de l’affaire des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, a annoncé le FN, dénonçant "une opération médiatique".

21 février 2017

USA : Donald Trump a annoncé, lundi, la nomination du général H.R. McMaster comme nouveau conseiller à la sécurité nationale, en remplacement de Michael Flynn, au terme d’une difficile recherche qui a tenu Washington en haleine.

30 janvier 2017

AFRIQUE : Le Maroc réintègre l’Union africaine (officiel)

30 janvier 2017

Sommet de l’UA : le Tchadien Moussa Faki Mahamat élu à la tête de la Commission de l’Union africaine Il succède donc à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

27 janvier 2017

POLITIQUE : La Conférence des leaders de Mànkoo Wattu Senegaal s’est réunie ce jeudi 26 janvier 2017 à la Permanence Nelson Mandela du Grand Parti. Examinant la question relative à l’invitation du Ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda DIALLO à participer « aux discussions sur le processus électoral » prévues avec le Président de la République, vendredi 27 janvier 2017 « au Palais présidentiel », le FDS / Mankoo Wattu demande à ses membres de ne pas prendre part à cette rencontre. Dans ce cadre, le FDS/ Mankoo Wattu invite la presse nationale et internationale à un point de presse qu’il tiendra vendredi 27 janvier 2017 à 15h30mn au siège du Grand Parti.

DOSSIERS

KIOSQUE

BIENTÔT DISPONIBLE

+ POPULAIRES