Nigeria : Hollande arrivé à Abuja pour un sommet consacré à Boko Haram

Le président français, François Hollande, est arrivé vendredi soir à Abuja, à la veille d’un sommet régional consacré à la lutte contre le groupe islamiste armé Boko Haram.

À Abuja, M. Hollande sera le seul président non africain à participer samedi au sommet. Un premier sommet avait été organisé à Paris le 17 mai 2014.

Lors de cette rencontre seront aussi représentés le Cameroun, le Tchad et le Niger ainsi que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Les attaques du groupe islamiste, qui sévit depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria, ont fait plus de 20.000 morts, selon la Banque mondiale, empiétant au-delà des frontières, au Niger, Cameroun et Tchad.

Depuis deux ans, la coopération régionale s’est renforcée, avec la mise en place d’une force multinationale mixte (FMM) de 8.500 hommes. L’emprise territoriale des jihadistes a régressé mais les attentats meurtriers se sont multipliés.

Le président a auparavant passé quelques heures en Centrafrique, où il s’est entretenu avec le nouveau président Faustin Archange Touadéra du désengagement des troupes françaises et à la reconstruction d’un pays ruiné.

« L’opération Sangaris se termine »

« Aujourd’hui, l’opération Sangaris se termine », a déclaré M. Hollande.

« Je l’avais décidée au tout début de décembre 2013 parce que le chaos avait hélas saisi la Centrafrique et parce que des massacres s’y produisait », a-t-il rappelé, avant de saluer « le courage exemplaire » des soldats. « Sangaris est une opération parfaitement réussie », a-t-il jugé.

L’opération doit se terminer en décembre, au terme d’un désengagement progressif. De plus de 2.500 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n’en compte déjà plus que 650, selon l’entourage de M. Hollande.

« Nos armées sont appelées sur d’autres fronts, toujours la zone du Sahel », mais aussi « la Syrie et l’Irak », a-t-il expliqué : en outre, « la France est toujours sous la menace terroriste ».

« Mais la France est et sera toujours là » dans le cadre de la force de l’ONU (Minusca) et de la mission européenne, a-t-il assuré à son homologue centrafricain.

M. Hollande s’était rendu dans la capitale de l’ex-colonie française à deux reprises, en décembre 2013 et février 2014, alors que l’opération Sangaris venait de se déployer pour stopper des violences intercommunautaires.

Aujourd’hui, « je reviens alors que la transition a réussi, la stabilité a été retrouvée », a affirmé Hollande, ajoutant que désormais « la France veut prendre la tête d’un groupe de bailleurs pour la Centrafrique », car « il n’y aura de sécurité que par le développement et il n’y aura de développement que par la sécurité ».

M. Touadéra a remercié son hôte pour son action en faveur de la Centrafrique, soulignant que de son côté, il s’attachait à relever « les défis du moment, que sont la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, l’assainissement des finances publiques » dans un pays rongé par la corruption.

« Pas d’impunité’ pour les abus sexuels

M. Hollande s’est ensuite rendu – entouré d’un important dispositif de sécurité et acclamé par la foule – dans le quartier du PK5, où il s’était déjà allé en février 2014.

A l’époque, cette enclave musulmane de Bangui était au coeur d’affrontements sanglants entre milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka

« Le quartier était quasi désert, la tension extrême », s’est-il souvenu. « Aujourd’hui c’était très différent, avec cette liesse, avec tous les représentants des musulmans, des chrétiens qui étaient là ensemble, les commerçants aussi. C’était une belle image par rapport à ce qui s’est produit ».

Sa visite est également intervenue alors que des soldats français et des Casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d’abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris. « S’il y a des responsabilités, il n’y aura pas d’impunité », a-t-il répété.

Le chef de l’Etat a par ailleurs été sollicité par l’organisation Reporters sans frontières et la mère de la photojournaliste française Camille Lepage, tuée le 12 mai 2014 dans une embuscade dans l’ouest de la RCA, qui estiment que l’enquête sur les circonstances de sa mort « piétine ».

« Nous avons convenu que la justice devait passer, que nous devions tout savoir, a-t-il assuré. JEUNE ARIQUE




AFRIQUE-MONDE

logo article

SECURITE : L’armée libyenne reprend la ville de Syrte à l’EI

05/12/2016 par :

Le gouvernement d’union nationale a annoncé lundi la reprise totale de la ville de Syrte. (...)

logo article

Mali : les partisans de Sanogo venus en masse au premier jour de son procès

01/12/2016 par :

Les partisans d’Amadou Haya Sanogo ont pris leurs quartiers à Sikasso, où a débuté mercredi le (...)

logo article

De Rabat à Madagascar, comment Mohammed VI étend l’influence du Maroc sur tout le continent africain

29/11/2016 par :

Rwanda, Tanzanie, Sénégal, Éthiopie, Madagascar, et bientôt Nigeria et Zambie. Jamais Mohammed VI (...)

logo article

Burundi : le conseiller du président Nkurunziza, Willy Nyamitwe, aurait échappé à une tentative d’assassinat

29/11/2016 par :

Willy Nyamitwe, conseiller en communication du président burundais Pierre Nkurunziza aurait été (...)

logo article

Sommet de Madagascar : l’Arabie saoudite devra patienter avant d’adhérer à la Francophonie

26/11/2016 par :

Malgré le plaidoyer de certains chefs d’États africains en faveur d’une adhésion de l’Arabie (...)

logo article

AFRIQUE : Les 5 questions que vous vous posez sur le sommet de la francophonie à Madagascar

25/11/2016 par :

Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus à Antananarivo pour le XVIe sommet (...)

logo article

RDC – Interview exclusive de Matata Ponyo : « J’ai navigué dans des eaux infestées de crocodiles »

22/11/2016 par :

Le Premier ministre congolais sortant s’est confié en exclusivité à Jeune Afrique au sujet de ses (...)

logo article

OPINION : Pour une négociation politique tous azimuts au Burkina Faso

22/11/2016 par :

Affirmer qu’il règne une tension politique dans notre pays qui est à l’image de celle qui oppose le (...)

logo article

Pierre-Claver Mbonimpa : « Les présidents africains ont la même maladie »

20/11/2016 par :

De passage à Paris où il a été invité par Human Rights Watch pour recevoir le prix Alison Des Forges (...)

logo article

Maroc – UA : Mohammed VI sollicite l’intervention d’Idriss Déby Itno et reporte sa visite en Éthiopie

16/11/2016 par :

Le roi du Maroc a demandé au président tchadien ce lundi d’intervenir auprès de la présidente de la (...)

logo article

États-Unis : Trump promet d’expulser jusqu’à 3 millions d’immigrés clandestins

13/11/2016 par :

Le nouveau président élu des États-Unis Donald Trump a promis d’expulser jusqu’à 3 millions (...)

DEPECHES

5 décembre 2016

GAMBIE : En Gambie, l’opposant Ousseynou Darboe sera bientôt libre. Son procès en appel a pris une dimension particulière après la victoire inattendue d’Adama Barrow à la présidentielle. Le leader du Parti démocratique unifié était l’un des principaux opposants au régime de Yahya Jammeh. Il avait été condamné en juillet à trois ans de détention, notamment pour manifestation illégale et son procès en appel s’est ouvert ce lundi. Les juges de la cour d’appel viennent d’annoncer sa remise en liberté provisoire

29 novembre 2016

URGENT : Un avion qui transportait une équipe de football brésilienne s’est écrasé près de la ville colombienne de Medellin. La police colombiennes annonce 76 morts

29 novembre 2016

HAITI : Jovenel Moïse a été déclaré vainqueur de la présidentielle haïtienne dès le premier tour, selon les résultats préliminaires annoncés ce mardi 29 novembre par le Conseil électoral provisoire (CEP). Le nouveau président a appelé les Haïtiens à s’unir pour relever le pays.

11 novembre 2016

DEPECHE/USA : Des milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, ont à nouveau défilé dans la nuit de jeudi à vendredi dans les grandes villes américaines aux cris de « Pas mon président ! ». Des rassemblements parfois émaillés de violences comme à Portland. Trump accuse les média

7 novembre 2016

DEPECHE : Monsieur Macky SALL, Président de la République, et Sa Majesté Mohammed VI Roi du Maroc présideront la signature d’un Protocole d’accord pour la création d’un Centre de Formation dédié à l’Entreprenariat, ce mardi 08 novembre 2016 à 13 heures au Palais de la République. Après cette cérémonie, les deux Chefs d’Etat sont attendus à l’Hôpital Principal de Dakar pour procéder à la remise solennelle de médicaments offerts par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité au Ministère de la Santé. Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc visitera, à cette occasion, le Pavillon Boufflers (Maladies infectieuses) ainsi que la Maternité de l’Hôpital. Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République souhaite la bienvenue et un agréable séjour au Sénégal à son illustre hôte.

DOSSIERS

KIOSQUE

BIENTÔT DISPONIBLE

+ POPULAIRES