Lettre Ouverte à l’Opposition Sénégalaise : Un plaidoyer pour Une Liste Unique aux Législatives

Chers Concitoyens,
Je me permets à travers cette lettre ouverte de m’entretenir avec vous en ce qui concerne les élections législatives à venir. Comme vous le savez, le Président de la République vient de signer un décret fixant le jour des élections pour le 30 Juillet 2017. Cela veut dire que nous avons exactement 180 jours pour nous préparer à aller et remporter ces élections très importantes pour l’avenir de notre pays.
Il est de mon humble avis que l’opposition toute entière doit s’unir afin de présenter une liste unique lors de ces élections pour remplir deux objectifs majeurs : 1) Remporter les élections, et 2) Constituer un contre-pouvoir au régime actuel.
Remporter les Élections Législatives du 30 Juillet 2017 :
En analysant le résultat des élections récentes passées comme les locales et le referendum, on peut noter deux points essentiels à retenir : Le premier est que le support du Président se limite à 1,3 millions de votants. Vous vous rappelez qu’il avait gagné ce referendum par un score de 62%, après un mois complet de campagne électorale menée par lui-même et tous ses ministres et collaborateurs. Vous vous rappelez qu’il a lui-même intime l’ordre a ses lieutenants de quitter Dakar pour aller battre campagne. Vous vous rappelez aussi la grande corruption de la distribution de riz et d’argent à l’occasion de ce même referendum. Le deuxième point est que puisque le taux de participation n’était de 38.58%, son véritable support se limite à seulement 23.9% du nombre des inscrits sur les listes électorales. Ce dernier point sur la relativité de son support me parait extrêmement important, dans la mesure où, malgré toute la puissance des moyens financiers, médiatiques, et logistiques de l’État mis au profit de leur coalition, Benno Bok Yakar, n’a pas pu réunir plus de 1.3 millions de votants, et seulement 23.9% des inscrits dans les listes électorales ! Des lors, pour que cette coalition puisse gagner des élections nationales au Sénégal, il lui faudra simplement réduire le taux de participation a moins de 40%. Et je pense que c’est là où il faut comprendre la décision du Président de la République de procéder à une refonte officiellement partielle mais pratiquement complète du fichier électoral qui est en cours avec les nouvelles cartes d’identités. C’est une pratique perfectionnée ici aux États Unis par les Républicains qu’on appelle « voter suppression » ou suppression de votants. Cette technique réduit, en amont, le nombre de votants potentiels, à travers l’édification de barrières à l’inscription en masse telles que l’exigence de nouvelles cartes d’identités, la limitation du nombre d’inscrits par jour, la limitation des commissions d’inscriptions, la lenteur des procédures d’inscription ou l’institution de frais financiers pour l’inscription, etc…
Que doit faire alors l’opposition Sénégalaise pour gagner les élections à venir ? À mon avis, le premier jalon c’est de donner aux populations Sénégalaises une raison d’avoir envie de voter. La majorité des 14 millions de Sénégalais est d’accord avec vous que le pays va mal, et qu’il est mal dirigé. Tout comme vous, nous avons fait le constat que la justice est loin d’être indépendante et est instrumentalisée par le pouvoir pour régler ses propres comptes. Le constat est également unanime que les libertés reculent au Sénégal avec les interdictions tout azimut de manifestation et l’emprisonnement de citoyens pour offense au chef de l’État. Nous constatons ensemble que la séparation des pouvoirs n’est rien d’autre que théorique et qu’en pratique, ni nos députés, ni nos magistrats ne sont indépendants. Nous constatons que malgré un taux de croissance de 6%, le Sénégalais lambda ne ressent aucun progrès économique du fait que cette croissance est extravertie car dominée par des entreprises étrangères qui gagnent tous les marchés juteux du pays, vivent en situation de rente, réinvestissent peu de leurs profits, et contribuent pour peu d’impôts au budget national. Nous constatons que le pouvoir a accordé dans le passé et continue d’accorder des contrats léonins sur nos ressources naturelles à des multinationales étrangères ou simplement à des mercenaires économiques au détriment de nos intérêts nationaux, et au détriment de toute considération éthique. Nous constatons que malgré leur slogan de couverture maladie universelle, celle-ci est loin d’être effective et que dernièrement la seule machine de radiothérapie pour nos malades du cancer est tombée en panne. Nous constatons aussi que malgré une « reforme » de l’éducation supérieure criée sur tous les toits, l’école sénégalaise est plus malade aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Nous constatons que malgré la volonté de beaucoup de Sénégalais de réduire le train de vie de l’État, celui-ci est plus élevé qu’il ne l’a été depuis nos indépendances. Et des constats comme ça, il y’en a à la pelle, il suffit d’interroger dix Sénégalais, au moins six vous feront ces mêmes remarques et même d’autres plus pertinentes !
Cependant partager ces seuls constats ne suffit pas pour insuffler le dynamisme nécessaire pour augmenter le taux de participation aux élections et gagner les prochaines législatives. Je pense que pour y parvenir l’opposition doit d’abord donner aux Sénégalais une raison valable pour voter. Et cela commence par s’unir autour d’une liste unique. Ce serait un message fort de dire aux Sénégalais que ceux qui aspirent à nous gouverner dans le futur et qui veulent nous représenter à l’Assemblée Nationale sont assez conscients de la gravite de la situation actuelle qu’ils sont prêts à taire leurs divergences actuelles, et leur ego respectif, pour s’unir autour d’un grand front, afin d’arrêter l’hémorragie du patient Sénégal. Ce message à lui seul peut constituer un slogan de campagne et rallier la majorité des Sénégalais autour d’une nouvelle coalition gagnante. Les constats énumérés dans le paragraphe précèdent sont suffisamment graves et préoccupants pour nous permettre de nous unir autour d’une liste unique et finalement gagner la majorité de députés à l’Assemblée Nationale. Certains d’entre nous ont toujours voué au gémonies les politiciens professionnels surtout ceux qui ont une fois été au pouvoir, ou ceux qui ont eu à exercer des mandats électifs, même s’ils sont aujourd’hui dans l’opposition. A ces amis, je loue leur sincérité, leur patriotisme, et leur sens de la bienséance politique. Je suis particulièrement optimiste qu’un jour proche, le Sénégal aura des politiciens qui partagerons avec eux ces vertus, l’éthique, le sacerdoce, et le sens du sacrifice que chaque serviteur public devra avoir. Je pense, cependant, que pour le moment, nous devons éviter l’erreur de faire du parfait l’ennemi du bien. Il arrive dans la vie d’une nation lorsque les enjeux sont de taille, de s’unir autour de l’essentiel, quel que soient nos divergences individuelles. Nous devons garder à l’esprit que nous avons tous un ennemi commun qui s’appellent la gabegie, le népotisme, la mal gouvernance, l’injustice, et le bradage des intérêts de notre cher pays : des vices fièrement portés en bandoulière par la coalition actuelle au pouvoir. La lutte contre cet ennemi commun, et la victoire prochaine requièrent une unité de cœur et un objectif clair. Par conséquent, a l’instar de doyens comme Bamba Gueye Lindor , j’appelle l’opposition Sénégalaise et tout membre de la société civile, ainsi que tout candidat indépendant potentiel à travailler à l’établissement d’une liste unique de l’opposition pour les prochaines élections législatives. Ce travail doit commencer immédiatement et demande de part et d’autre des concessions, des arbitrages et des compromis. Ce n’est pas un travail facile, mais le réussir vous vaudra la reconnaissance éternelle de la nation. Et il est vrai qu’une telle coalition nécessite non seulement le sens du dépassement et du sacrifice, mais aussi l’élément fondamental de toute relation- la confiance.
Certains d’entre nous, cependant, craignent justement le « syndrome Wade ou Macky », où une coalition gagne une élection présidentielle et se renie sur tous ses engagements. D’autres refusent catégoriquement de s’associer avec certains membres de l’opposition qu’ils ne dissocient pas forcement des tenants du pouvoir en place, et qu’ils accusent de tous les péchés d’Israël. Je pense comprendre parfaitement ces craintes, et ces réticences. Et je pense qu’ils sont justifiés dans leurs argumentaires et leur raisonnement, étant donné que ces opposants d’aujourd’hui étaient les tenants du pouvoir dans le passé et ne différaient pas vraiment de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui dans leur gestion et leur comportement. Le dicton wolof ne dit-il pas justement « Kou ndobine ray sa maam, soo guissee lou nioul daw ». Néanmoins, j’ai une foi inébranlable au pouvoir de rédemption. C’est la possibilité pour l’être humain de reconnaitre ses errements du passé et sa capacité de réinvention pour devenir meilleur. Pour que la rédemption soit possible, il faut deux éléments clés. L’un dépend de la personne, et l’autre dépend de la société. Le premier est la possibilité de reconnaitre ses propres errements du passé, et je pense que les tenants du pouvoir devenus opposants aujourd’hui en sont conscients. Le deuxième est la faculté de la société de les inspirer à choisir le bon chemin, par un leadership qui commence par le pardon et le dépassement. Le combat pour un Sénégal meilleur ne doit jamais être personnel, c’est juste une question de principe et de bon sens. Par conséquent, mon vœux pieux aurait été de voir des leaders nouveaux comme Ousmane Sonko ou Abdoul Mbaye, qui je pense, bénéficient d’un capital- confiance certain auprès des populations et de l’opposition, prendre leur bâton de pèlerin, et unifier cette dernière en vue des élections législatives de 2017.
À défaut, et à la limite, je me contenterai de deux grandes coalitions de l’opposition qui peuvent aller aux élections séparément. Une coalition telle que proposée par le doyen Mody Niang , et une autre coalition pour tous les autres partis qui peuvent se retrouver ensemble. On dit souvent que la politique est l’art du possible, et cette dernière option, bien qu’elle ne soit ma première, est de loin meilleure que l’éclatement de l’opposition en vue des législatives. Aller à ces législatives séparément équivaudrait à un suicide collectif, et assurerait certainement le maintien du statu-quo avec une majorité de députés à la solde du pouvoir Exécutif.
Le deuxième jalon serait d’augmenter le taux de participation effectif lors de la prochaine élection, cela veut dire inscrire en masse la population Sénégalaise, malgré les barrières érigées par le pouvoir actuel. Pour ce faire, tout Sénégalais aspirant au changement et à une meilleure gestion de notre pays devra s’investir à s’inscrire dans les listes électorales et à inscrire un plus grand nombre. L’opposition a un grand rôle de leadership à jouer dans ce processus. Je propose à tous les ténors de l’opposition d’investir les quartiers, les villages, pendant deux jours par semaine au moins, et durant les six mois qui nous séparent des échéances électorales, aux fins de rencontrer la population, les sensibiliser, et les motiver à aller s’inscrire dans les listes électorales. À nous autres citoyens au Sénégal et dans la diaspora, occupons-nous à faire inscrire tous ceux ou celles qui sont dans nos cercles respectifs d’influence.
Ce travail de terrain, combiné à l’union par une liste unique, aura un effet sans précèdent dans le psychisme de nos compatriotes, et permettra d’insuffler l’optimisme et le dynamisme nécessaires d’un vent de changement et d’espoir qui balayera tout sur son passage. Ce vent d’optimisme se traduira, comme je l’espère, par l’établissement d’un contre-pouvoir effectif au régime du Président actuel.
La Constitution d’un Contre-Pouvoir Législatif
Un de mes auteurs favoris, Stephen Covey, disait que “toute chose est créée deux fois, une première fois dans la tête (l’esprit), et une deuxième fois concrètement dans la réalité ». À travers cette citation, je veux vous faire imaginer ce que signifiera un contre-pouvoir effectif au Sénégal et pour notre démocratie, et peut être vous inspirer à vous unir pour le réaliser. Nous partageons les mêmes constats de mauvaise gouvernance, d’injustice, et de népotisme qui caractérisent la gestion du régime actuel. Ces tares pouvaient être atténuées s’il y’avait une Assemblée Nationale qui jouait pleinement son rôle. Imaginons un instant ce que ces députés pourront faire pendant les deux années qu’il reste au Président : Dans le domaine de la gestion de nos ressources naturelles, la nouvelle Assemblée Nationale pourra constituer des commissions d’enquêtes parlementaires, déposer quiconque et faire le travail nécessaire pour nous édifier une bonne fois pour toute sur les tenants et les aboutissants de tous les contrats d’exploration. Je n’ai point de doute qu’a l’issue d’un tel travail, le Sénégal pourra récupérer par exemple les 30% d’intérêt participatif sur les blocs de Cayar et Saint Louis, qui en toute vraisemblance, ont été octroyés frauduleusement à Timis Corporation. Elle pourra aussi demander la renégociation de beaucoup de contrats miniers qui ont été bradés à vils prix. Une nouvelle Assemblée Nationale refusera également de ratifier l’accord les APE que le Président actuel championne, et que nous savons détrimental a notre jeune économie. La nouvelle Assemblée Nationale nous permettra de mieux lutter contre la corruption, le népotisme, et le gré-a-gré qui semble être le fondement de la gestion actuelle des marches publics. Elle convoquera et demandera des comptes a tout fonctionnaire, ministre, entreprise et particulier, lorsque l’intérêt national, l’éthique, et la bienséance seront en jeu. Mieux encore, le rôle de contre-pouvoir ne se limite pas seulement à jouer au garde fous, il inclut un pouvoir de proposition de nouvelles lois et de réallocation de ressources budgétaires sur tous les domaines comme le train de vie de l’État, la justice, la gestion de la santé et de l’éducation : Sur la question du train de vie de l’État, l’Assemblée Nationale vote le budget et pourra effectivement limiter les fonds destinés à beaucoup d’institutions aussi inutiles que budgétivores comme le HCCT, le Senat et les nombreuses agences et ministères. Sur la question de l’Independence de la justice, nos nouveaux députés pourront faire des propositions de loi qui consacrons ce principe fondamental de toute démocratie, et réduirons effectivement la mainmise de l’Exécutif sur le pouvoir judiciaire. Sur la question de la gestion de la sante, les économies faites sur le train de vie de l’État pourront servir, par une réallocation du budget voté par les nouveaux députés, à doter chaque région du Sénégal d’appareils médicaux comme des ambulances, des machines de radiothérapie, des machines MRI, et d’hôpitaux modernes. Sur la question de l’éducation, la nouvelle Assemblée Nationale permettra la prise en charge effective des revendications de nos vaillants enseignants et étudiants, et leur dotera d’une plateforme pédagogique et sociale qui leur permettra de donner le meilleur d’eux même.
Un Dernier Mot
Chers concitoyens, les enjeux et les possibilités vertueuses d’une Assemblée Nationale contrôlée par l’opposition sont immenses et nécessitent une union des cœurs et une clarté d’objectifs qui n’a jamais été au Sénégal. Ce n’est pas un hasard que depuis nos indépendances, il n’y ait jamais eu une majorité de l’opposition qui contrôle le pouvoir législatif dans notre pays. Einstein disait que « la définition même de la démence était de continuer à toujours refaire la même chose et s’attendre à des résultats différents ». Ne pas nous unir autour d’une liste commune équivaudrait, à mon avis, à refaire la même chose qu’on a fait pendant 57 ans. L’unité de l’opposition pour ces législatives est un must et permettra de répondre à la question sempiternelle des Sénégalais : « Kan lagn fiy tek ? ». Pour nous autres, citoyens ordinaires, conscients et désireux d’un futur meilleur, votre union et l’établissement de cette liste unique, ou à la limite, des deux coalitions de l’opposition, nous faciliteraient grandement la tache de vous appuyer par nos idées, notre engagement, et nos moyens financiers. Sur ce dernier point, vous savez pertinemment qu’une campagne électorale nécessite des moyens financiers colossaux, vous savez aussi que ceux qui sont en face ne se gênent pas d’utiliser les moyens financiers, médiatiques, et logistiques de l’État dans leur campagne. Individuellement, il vous serait impossible de les matcher, mais collectivement et avec les millions d’autres Sénégalais en attente, vous aurez certainement le soutien financier et humain qui vous permettront de battre campagne et de gagner haut la main les prochaines élections législatives.
Alioune Gueye
Columbus, Ohio



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