ENQUETE SUR AHS : L’un des pires scandales familio-judiciaires du régime de Macky Sall

Le 25 juillet 2013, Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, alors principal témoin à charge dans le procès de Karim Wade déclarait à la CREI : « En mon sens, Eli Manel (…) a été licencié d’une façon qui ne dit pas son nom et avant son départ, il a tenu à me mettre en garde contre des « voyous » avec qui je travaille en prédisant que nous risquions d’être les prochains sur la liste des licenciés et ce parce que nous étions professionnellement très proches de lui », avant d’ajouter péremptoirement et perfidement qu’« il est de notoriété publique, aussi bien à AHS, qu’au niveau de l’aéroport de Dakar, qu’AHS appartient à Karim Wade, même si je n’ai pas vu de documents qui en attestent » ! Voilà le principal témoin à charge missionné pour enfoncer Karim Wade en action : « un menteur commence par faire que le mensonge paraisse une vérité, et il finit par faire que la vérité semble un mensonge », à fort à propos dit un éminent penseur !
C’est de ce même monsieur que l’un des accusés Pierre Agboba dira ceci : « Il m’a informé de mon arrestation avant le déclenchement de la procédure. Il m’a dit que je serai arrêté et que AHS sera mise sous administration provisoire. Je ne dis pas que c’est un prédicateur mais, les faits sont là. Non seulement je suis arrêté mais également, AHS est sous administration provisoire. Je ne fais aucune interprétation et je laisse les populations apprécier ».

« les journaux renferment d’excellentes vérités au milieu des plus grossiers mensonges, ce sont quelques pièces d’or enveloppées de papier-monnaie » ; il s’agit d’avoir la perspicacité d’un bon investigateur pour les débusquer, et les révéler au grand jour, afin que la Justice soit réhabilitée, et que les principes sacro saints de la République et les règles de bonne gouvernance prévalent sur les ambitions personnelles bâties sur l’imposture et le larbinisme, car ces flagorneurs doivent être débusqués et vilipendés, d’autant plus qu’ils n’auront accédé aux places qu’ils ont usurpées que par le mensonge éhonté, et la manipulation.
Et c’est parce que nous avons espoir en cela que nous souhaitons que la vérité soit rétablie, et que l’on sache une bonne fois pour toutes qui est Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, un monsieur qui est loin d’être, à la tête d’AHS, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.
La Gazette du 09 aout 2015 citant le journal L’As qui reprend un mémorandum signé par les travailleurs d’AHS informe que « M. Sylla a délégué la gestion de cette structure à son bras droit Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye que les travailleurs dépeignent comme son homme lige et son complice dans la gestion nébuleuse qu’ils ont érigée en règle d’or », et Dakaractu du 30 juin 2016 révèle quant à lui que « Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye s’était rapproché d’Abdoulaye Sylla au point de devenir son bras droit » !
Il n’est pas besoin de démontrer l’évidence ; effectivement Messieurs Ndiaye et Sylla formaient un tandem à AHS : la preuve, M. Ndiaye était son adjoint. Une juste récompense consacrée par sa nomination au poste de Directeur général après le départ d’Abdoulaye Sylla, si l’on connait la genèse de leurs relations et le rôle crucial qu’il aura accepté de jouer dans le procès de la CREI, en sa qualité de principal témoin à charge pour légitimer la thèse de l’appartenance d’AHS au patrimoine de Karim Wade et sa complicité avec Bibo Bourgi, dont il attestera sans hésiter en affirmant sans état d’âme donc, pour rappel, qu’ « il est de notoriété publique, aussi bien à AHS, qu’au niveau de l’aéroport de Dakar, qu’AHS appartient à Karim Wade, même si je n’ai pas vu de documents qui en attestent » !
Je rappelle rapidement dans ce qui suit, la genèse des relations entre les deux hommes, afin qu’aucun sénégalais n’ignore rien de celui qui est depuis cette date impliquée dans l’une des plus grandes forfaitures historiques de notre pays, et dont on n’a pas encore fini de parler. Car cette histoire de la CREI avec ces entreprises récupérées par force par le régime de Macky Sall, et qui auraient déjà été, ou en attente de l’être, vendues à ses proches me rappelle ce qui s’est passé en France, avec le régime de Vichy : l’Etat français pétainisé par le régime nazi avait saisi et nationalisé les biens des déportés juifs français, vendus par la suite à leurs compatriotes qui avaient la ferme conviction qu’ils ne reviendraient pas des camps de concentration où les attendait une mort certaine. Hé bien, certains sont bien rentrés, et il a fallu leur rendre justice, et leur rendre leurs biens : qui sa maison, qui son café, qui son entreprise, qui sa fortune…l’Histoire a un de ses tours dans son sac qui font que « le vrai peut, quelquefois, n’être pas invraisemblable » !
En date du 25 juin 2013, Me Guedel Ndiaye, ci-devant conseil de AHS, envoie aux membres de la même CREI devant laquelle témoignera Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye une lettre où on peut lire les lignes suivantes : « J’ai décidé de me déporter dans tous les dossiers AHS gérés par mon cabinet, car je me refuse à être le bras armé de la mort annoncée d’une société dont j’ai assuré la défense des intérêts pendant une dizaine d’années. Vous m’avez demandé de bien vouloir apporter toute ma collaboration à l’administration provisoire, dans le but précisément de sauvegarder les intérêts de AHS. Je l’aurais fait volontiers si l’administrateur provisoire que vous avez désigné s’était comporté en administrateur provisoire et seulement en administrateur provisoire ! »

Pourquoi un avocat aussi bien payé décide t’il en toute honnêteté et par éthique professionnelle de refuser de fermer les yeux sur le butinage de la ruche AHS ?
Parce que, comme nous le rapporte Xalima en date du
12 aout 2013, « mécontent de son licenciement, M. Ndiaye a porté plainte contre son ancien employeur. Alors que le dossier est encore pendant devant la justice, Abdoulaye Sylla a décidé d’autorité, d’agir contre les intérêts de la société qu’il administre, et de dédommager l’employé licencié en lui versant plus de 20 millions de francs Cfa à titre de rappel de salaire, tout en le réintégrant, avec un traitement supérieur à celui qu’il percevait avant son licenciement et cela avec tellement d’empressement que tous les observateurs en ont été étonnés », en « notant la diligence dont M. Abdoulaye Sylla a fait montre quand il s’est agi de trouver un avocat pour avaliser l’accord qu’il venait de passer avec Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye » !
Pourquoi tant s’empressement ? Parce qu’il devait témoigner un mois plus tard au procès de Karim Wade à la CREI, c’est-à-dire comme noté plus haut, le 25 juillet 2013 ! Et le deal était, en échange de son témoignage à charge, de le réhabiliter en le faisant revenir par la grande porte à AHS, le couteau entre les dents, pour s’offrir toutes les têtes à l’origine de son renvoi sans honneur !
Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye avait effectivement été licencié par la société pour faute lourde, tel que nous le rapporte le site précité, Xalima : « M. Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye a été licencié pour faute lourde. Ce dernier était employé en qualité d’instructeur en sûreté et sécurité. Il a, en 2009, décidé de passer un contrat de prestation de services à la société Sen Sicass, pour la formation des agents de cette dernière, en sûreté et sécurité.
Interpellé par son employeur, M. Ndiaye aurait déclaré que les prestations qu’il a dispensées au personnel de Sen Sicass n’ont pas été faites sous le couvert d’AHS. Ce qui ne l’a pas empêché de délivrer des certificats signés AHS. »
Comment avait-il pu effectuer ce travail au noir ? « Ce contrat a été passé à l’insu de son employeur, et surtout, a été facilité par le fait que l’épouse de Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye était la plus proche collaboratrice du patron de la société Sen Sicass » !

« Et pourtant, fait inexplicable, en plus d’avoir été réintégré alors que son dossier était pendant devant la justice, il a déposé une plainte qui débouchera sur l’inculpation du directeur général de SEN SICASS, d’un collaborateur d’AHS et sur un mandat d’arrêt contre M.Riffi, ancien représentant de Menzies Aviation et qui avait assuré pendant quelques mois l’intérim de la direction générale d’AHS. C’est lui qui a été signataire de la lettre de licenciement.
Détail troublant, l’unique témoin à charge présenté par Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye s’est rétracté au cours de l’enquête préliminaire, avant même que le procureur de la République et le doyen des juges ne soient saisis » !
En plus de réintégrer illégalement un employé malhonnête, on lui offre donc comme annoncé plus haut sur un plateau d’argent une vengeance bien froide, en complicité avec une certaine justice qui lui devait bien cette fleur, vu qu’il leur avait « offert » sur un plateau d’or les têtes de Karim Wade et compagnie ! Il est malheureusement bien vrai que si « la Loi est censée être le bras séculier de la justice, elle n’est souvent que la prothèse du pouvoir ».
Toujours à la CREI il dira qu’ « AHS ne devait normalement pas disposer d’agrément pour exercer à l’aéroport ». A l’en croire, « pour ce type de prestations dans un aéroport, les propriétaires de la société demandant d’agrément doivent forcément être des experts en aéronautique. Ce qui n’était pas le cas, selon lui, pour AHS, dont les propriétaires, en l’occurrence Hq1 et Hq2, n’étaient pas du milieu. » !
Je me demande alors qu’est ce qu’il devait en être d’Abdoulaye Sylla !
Lisons à son propos cet article du Quotidien repris par Xalima dans son édition du 13 aout 2013, au titre correspondant parfaitement à la réalité : « AHS-Marième Faye Sall au cœur du scandale. »
« La spécialité dans laquelle semble exceller M. Abdoulaye Sylla semble être celle d’échapper à ses multiples créanciers. (…) Au titre d’une autre de ses sociétés, dénommée Etudes coordinations travaux Sa (ECOTRA), Abdoulaye Sylla a été épinglé par la société Bolloré Africa Logistics, à l’époque où elle s’appelait encore SDV, pour émission de deux chèques sans provision, d’une valeur respective de plus de 14,2 millions et de plus de 35,1 millions de francs Cfa, tirés sur la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC). D’ailleurs, cette même banque le poursuit, à son titre de gérant d’ECOTRA, pour une créance avoisinant les 165 millions de francs Cfa. (…). Il faut croire que ce palmarès de M. Sylla, loin d’être exhaustif, n’a pas impressionné outre mesure les magistrats de la Cour de répression de l’enrichissement illicite qui, en plus de laisser son épouse, totalement inexpérimentée, prendre la gestion d’AHS, ont constaté avec passivité que celle-ci est maintenant exercée par ce mari aux méthodes en affaires dignes de personnes poursuivies pour les délits pour lesquels cette même Cour a été mise en place.
Mieux encore, on peut se demander, au vu des actes posés par l’administrateur de fait, et restés sans conséquence, si la CREI a en tête le souci de la préservation de l’outil de travail et des emplois des responsables de familles qui en vivent » !
Si je n’ai parlé que d’ECOTRA, c’est que cette société est toujours encore plus au cœur des affaires de l’Etat, et continue de prospérer en servant de cheval de Troie aux partenaires d’Abdoulaye Sylla pour s’emparer encore de réserves foncières et d’autres infrastructures industrielles réalisées sous l’impulsion de l’Etat, via des établissements publics. Ces détournements d’objectifs qui ressemblent à du banditisme d’Etat sont opérés au nez et à la barbe du peuple sénégalais qui n’y comprend rien, surtout que ces affairistes auront pris le soin d’enrober leurs deals de la fameuse couverture PPP !
Pour s’en convaincre, lisons les termes de la convention de partenariat APROSI-ECOTRA contenue dans le rapport 2014, en n’oubliant pas de se référer à la situation financière catastrophique d’ECOTRA il ya à peine 3 ans, que j’ai rappelée ci-dessus.
L’APROSI (Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels) s’inscrit dans la dynamique d’impulser le développement de sites industriels dans le sens de contribuer à l’accélération du développement industriel. A cet effet, des accords de partenariat PPP ont été initiés pour permettre d’atteindre les objectifs à ce niveau.
Deux accords ont été signés [parmi lesquels] l’accord de partenariat ECOTRA / APROSI
Pour l’aménagement et la réalisation de domaines industries (…)
La convention signée entre les deux parties (c’est à dire ECOTRA/APROSI) a pour objet de mettre en place un cadre réactif pour la prise en charge des études techniques et financières, l’aménagement et la commercialisation de la Zone industrielle sise aux Pôles Urbains de Diamniadio pour une assiette globale d’environ 134 ha.
Son exécution s’étendra sur 2 phases : Une phase de 62 ha et une seconde phase de 72 ha
Forme de coopération
Pour la mise en œuvre du projet de partenariat, les deux parties conviennent de la création d’une société anonyme chargée de l’exécution et de la gestion du projet.
Faire des avances de trésorerie à l’APROSI pour les frais de gestion de ses activités. Ces avances de trésorerie sont remboursables. Elles seront déduites des parts de l’APROSI dans le résultat d’exploitation du projet ;
Finaliser l’ensemble des plans d’exécution des aménagements des zones industrielles : remembrement du site actuel, plan de masse, plans de terrassement, de voirie, d’assainissement, d’électrification et d’adduction d’eau ;
Finaliser les plans des hangars abritant les unités industrielles ;
Assurer les études techniques des travaux ;
Faire la réalisation des travaux restants.

Obligations communes aux deux parties
Les deux parties s’engagent à :
Obtenir les autorisations de lotir et construire ;
Définir le règlement intérieur du site et assurer l’administration ;
Gérer par double signature des représentants des deux (02) partenaires les comptes bancaires de la société.

Pour une société prise en flagrant délit de délinquance financière perpétrée par Abdoulaye Sylla dont le site précité rappelle qu’ « il est toujours parvenu à échapper à ses obligations de paiement, par des arguties juridiques, » de dettes colossales dues à divers établissements financiers de la place, il convient de se demander comment entre temps M. Sylla s’est subitement retrouvé en si excellente santé financière qu’il en est redevenu crédible, et surtout liquide, au point de pouvoir mobiliser des avances de trésoreries pour la réalisation de tous ces chantiers, dont il assurera aussi, nous dit on la commercialisation aux cotés de l’APROSI ! Ici aussi, « il faut croire que ce palmarès de M. Sylla, loin d’être exhaustif, n’a pas impressionné outre mesure » APROSI !
En plus, dès lors que les deux parties auront mis en place une société anonyme dont le nombre de parts de l’Etat à travers APROSI n’est pas déterminé et en plus elle ne participe pas au financement des réalisations sur ce terrain de 134 ha, qui pourra déterminer les actionnaires de cette société anonyme ? C’est là que l’opération de prise de contrôle de ces terrains et de ces sites acquis à moindre frais commencera à prendre forme, loin des yeux du contribuable sénégalais.
Ce n’est pas du PPP, ce n’est ni plus ni moins que du vol de biens publics, préfinancé par un Abdoulaye Sylla dont le passage à AHS n’a pas encore été tiré au clair, et qui est toujours au cœur des affaires grâce à sa proximité révélée par le Journal Le Quotidien, celui de Madiambal Diagne que reprend Xalima, avec Maréme Faye Sall, dont on devrait se demander à nouveau, en reprenant le titre du journal à l’époque, si elle n’est pas, encore une fois, « au cœur du scandale » !
Et pour en finir avec Abdoulaye Sylla décidément dans tous les bons coups, ECOTRA est présent sur l’autoroute Ila Touba où il y a 440 milliards à se partager ; il y aurait « gagné » en effet des marchés considérables, dont celui de la fourniture de gravillons !
Il convient dès lors de déterminer exactement quelle est la nature des relations entre Abdoulaye Sylla et Maréme Faye Sall, dont tout le monde dit qu’il serait son prête-nom, d’autant plus que maintenant, comme révélé par l’article du site Dakarmidi, et repris par tous les sites de la place, il aurait été envoyé à Dubaï, pour planifier l’entrée en affaires de son fils.
Pour en revenir à AHS et au licenciement illégal des délégués syndicaux d’AHS, je renvoies à la sortie de l’ex Inspecteur régional du travail Loum, que le site Leral à la date du 27 novembre 2015 citant le journal La Tribune rapporte ; Mouhamed Mactar Loum y « renseigne dans les colonnes de La Tribune qu’après une enquête sur le terrain de plusieurs jours, les faits et situations reprochés aux délégués d’AHS n’ont pas produit de preuves pour exécuter le bon vouloir du ministre, ainsi il a refusé de licencier ces délégués, ce qui lui a coûté son poste, avant d’être muté comme conseiller du ministre » ! Avant d’exprimer tout son dépit légitime : « C’est une monstruosité innommable. C’est la première fois qu’un ministre de la République offre la tête de l’un de ses inspecteurs à un employeur » ! Desmond Tutu affirmait que « quand vous êtes neutres devant les situations d’injustices, vous avez choisi le camp de l’agresseur », surtout si l’on sait que cela a été fait sans doute par crainte des « représailles » de Maréme Faye Sall, dont on connait les relations privilégiées avec Abdoulaye Sylla, le mentor de Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye. Mais aussi pour des raisons plus viles encore, explicitées ci-dessous.
Que M. Ndiaye veuille bien nous démontrer que tout va bien à AHS où le moindre retard est sanctionné par des ponctions salariales, et que les tensions de trésoreries y sont récurrentes. « Il est de notoriété publique » pour reprendre ses propres termes prononcés lors de son témoignage à la CREI le 25 juillet 2013 qu’AHS a un problème de matériel, qui n’a pas été renouvelé depuis la mise sous administration provisoire, en 2003.
La situation financière de la société est si calamiteuse d’ailleurs que ce mois ci tous les salaires du personnel propre d’AHS ont été unilatéralement réduits, ainsi que les salaires du personnel d’ARGOS, la société supervisée par son épouse, et qui a été créée comme souligné par ailleurs par son père.
Que M. Ndiaye, vu qu’il gère une société nationale dans un contexte où la reddition des comptes est une demande sociale à laquelle tous les dirigeants doivent se soumettre, apporte la preuve publiquement que son père n’a pas de contrat d’affaires avec AHS à travers la société PACTE qui gère les intérimaires d’AHS, et que son épouse par qui le scandale était arrivé ne bosse pas avec lui, elle qui est le superviseur d’ARGOS, la société qui gère les agents de sécurité déployés à AHS, et appartenant à son propre père !
Voici le fin mot de l’histoire : SENCA, compagnie dans laquelle AHS était actionnaire au début, a été abandonnée au profit d’une structure interne, Cleaning Cabine ! La famille de Cheikh Ndiaye, ses proches, les recommandés de la Fondation Servir le Sénégal et les protégés de ses copains sont engagés à travers cette société créée de toutes pièces par leurs soins !
En ce qui concerne la société gérée par l’épouse de Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye ARGOS en l’occurrence, il s’agit d’une société de gardiennage qui a été créée effectivement son père Youssou Ndiaye, après l’éjection de SENSICASS, suite à un problème de vol au fret ourdi par une de ses équipes qu’il a licenciée, puis entièrement réengagée peu après, c’est-à-dire après l’éviction de SENSICASS. C’était le prétexte à trouver pour éliminer SENSICASS et permettre à son père d’installer sa société « confiée » à son épouse !

Cette dernière avait été licenciée de SENSICASS, d’où cette conspiration de vol motivée aussi par un désir morbide de vengeance pour faire plaisir à son épouse, et lui servir à son tour la tête de l’entreprise qui l’avait foulée dehors.
Cette histoire aboutira à l’emprisonnement des agents AHS : le chef du service Fret d’AHS M. SAMAKE décédera d’ailleurs, suite à cet emprisonnement. Aujourd’hui, cette histoire fait partie des tabous d’AHS.
Pour reprendre encore une fois la formule que lui même a employée devant les juges de la CREI, « il est de notoriété publique » donc que la majorité des jeunes de la Fondation Servir le Sénégal travaillent à AHS et la plupart des gardes du corps de Macky Sall pendant les élections y sont embauchés aussi ; nous y avons un contact qui en fait partie et de nouveaux superviseurs ont été envoyés par la Fondation et y sont recrutés en CDD avec des salaires de 700 000 F CFA/mois ! Tandis que les ex délégués d’AHS rétablis dans leur emploi ont été illégalement rétrogradés, passant de superviseur à duty officer, pour le simple plaisir mesquin de les humilier !
En plus, selon La Gazette du 09 aout 2015, Mame Mbaye Niang alors Président du Conseil de surveillance de l’aéroport déclarait que « AHS traite 26 vols par jour, ce qui fait 54 millions de FCFA par jour ».
Où va cette manne financière aujourd’hui ? Cette question mérite d’être posée après tous les problèmes de renouvellement de matériel soulevés par les syndicalistes de AHS, et dont atteste la volonté de certaines compagnies de plier bagages pour aller voir ailleurs.
Dans ce cadre, un petit reportage télé serait bienvenu aussi, pour montrer quel est le matériel dont il dispose et sur lequel il compte car il a subrepticement évité cette question quand il déclarait dans une interview rapportée par le site Seneweb reprenant une interview de M. Ndiaye accordée à Igfm en date du 05 octobre 2015 que : « nos vols partent à l’heure, et nous faisons partir à l’heure les avions qui viennent avec du retard. Ce qui révèle que nous ne pouvons pas avoir un problème de matériel. Si c’était le cas, nos vols ne pourront pas partir à l’heure. C’est juste une intention manifeste de nuire. Parce que si nous avions des problèmes d’ordre matériel, ce sont les compagnies aériennes qui vont se plaindre. A notre connaissance, aucune des compagnies que nous assistons ne s’est plainte pour un quelconque manquement. Nous faisons partir nos vols à l’heure, en respectant les exigences de sûreté et de sécurité. »
Les syndicalistes auxquels il répondait et qu’il cite « parlent de manque de matériel pour faire leur travail » !
Qu’il montre donc le matériel ou les preuves visibles de son renouvellement et que les sénégalais constatent par eux-mêmes dans quel état il est ! En plus, les compagnies dont il parle se plaignent effectivement, à commencer par Iberia qui menace tout simplement d’aller voir ailleurs, dès octobre ! S’il affirme que le travail est fait, là n’est pas la question : dans quelles conditions est-il fait ? Avec quelles contraintes ? Quels risques les agents d’AHS encourent-ils, vu la vétusté de ce matériel, pour qu’ils orientent leurs proches au fret et ailleurs ? Si effectivement il n’y pas de problèmes de matériel, qu’il nous précise donc quand ce matériel dont l’une des parties a été acquise auprès d’Air Afrique, au moment de sa liquidation, a été renouvelé.
Dans ce cas, que M. Ndiaye nous dise si ce matériel d’exploitation est annuellement amorti, et quel est le montant consacré à cet amortissement qui doit figurer sur les livres comptables et en conséquence dans le rapport annuel destiné au Conseil d’administration. En effet, il serait inconcevable qu’on nous affirme qu’il n’y pas de problèmes de matériels sans justifier de leur renouvellement, par de nouvelles acquisitions, ou de leur amortissement annuel en vu de les remplacer au bout de leur durée de vie.
Les agents de AHS sont frappés de plein fouet par la mal gouvernance et le favoritisme qui caractérisent plus fortement encore la gestion de leur entreprise, depuis que Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye en a pris les commandes : leurs tenues de travail n’ont pas, comme leurs équipements, été renouvelées depuis longtemps, et dernièrement, le bulletin de salaire d’un agent qualité découvert par hasard par les agents du service opération a installé un profond malaise au sein de la société ; en effet, ils se sont rendus compte qu’ils étaient beaucoup moins bien payés que les agents qualité qui sont pour la plupart les parents des patrons, ou pistonnés par les pontes du régime : il en est ainsi du frère de la responsable RH engagé comme agent qualité ! Et de la sœur d’Abdoul Mbow, de la nièce de Sidiki Kaba et du fils de Mansour Sy, le fameux ministre limogeur d’un inspecteur régional du travail qui a refusé de violer le droit et de saquer d’honnêtes pères de famille ! Son fils Alpha SY vient ainsi d’être promu Directeur du parc d’AHS. Le décompte ne s’arrête pas en si bon chemin, car l’on nous informe que des proches parents des membres de la CREI et pas des moindres émargeraient aussi à AHS et à Cleaning cabine.
Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye nous administre admirablement la preuve que « le népotisme constitue la seule arme absolue contre le chômage de certains jeunes » !
Il nous l’administre d’ailleurs si bien que même son beau frère est engagé à Cleaning cabine : c’est le frère d’une de ses épouses dont la boutique avait été unilatéralement choisie pour livrer à tout le personnel de AHS leurs bons de cadeaux en 2014 ; des bons de 40 000 F CFA pour chaque enfant du personnel, en raison de deux bons maximum. C’était avant son mariage et l’enrôlement de son beau-frère, qui émarge désormais à Cleaning cabine, une société qui aurait été montée de toutes pièces et sous contrat avec AHS, après avoir évincé la société adjudicatrice du marché de nettoyage des cabines, dans des conditions à éclaircir ! Notons que toute sa famille y bosse.
AHS est donc bien une société sous la coupe réglée d’une famille, celle de Cheikh Ndiaye, et de leurs proches avec qui sa société entretient des relations d’affaires inimaginables dans le contexte d’une gestion sobre et vertueuse, où il s’agit de servir au lieu de se servir !
Si c’est la crainte d’une plainte à l’OFNAC qui engendre une peur qui pousse Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye à agiter la menace d’une sommation interpellative, ce n’est pas à moi de confirmer quoi que ce soit, mais c’est à lui plutôt de se préparer à justifier sa gestion auprès de l’OFNAC, car il n’échappera pas à une dénonciation auprès de cette institution qui doit « protection effective et adéquate aux personnes qui fournissent des informations sur les actes de corruption » !
Souffrons qu’il ose pousser la provocation jusqu’à nous adresser une sommation interpellative, car « au pays des injustices, les honnêtes gens sont soumis aux lois des corrompus » et notre pays le Sénégal est en plein entre les mains d’un régime dont les hauts faits en matière de corruption ont atteint des niveaux qui nous font désespérer définitivement de Macky Sall, et de ses compagnons.
« On peut dire qu’un gouvernement est parvenu à son dernier degré de corruption quand il n’a plus d’autre nerf que l’argent » disait Jean Jacques Rousseau.
Le dossier AHS en est la première preuve, pour ce qui concerne le régime de Macky Sall. Et très bientôt, il le conduira à sa perte, au vu de la longue chaine de collusion d’intérêts entre les différents ordres de pouvoir qui discrédite totalement toute l’action judiciaire à la base de cette malheureuse affaire, qui est loin d’avoir connu son épilogue.
Heureusement que « seule la vérité peut affronter l’injustice » comme disait Albert Camus et cette « vérité tient sa lumière en elle-même, non dans celui qui la dit ». Et c’est pourquoi rien ni personne ne pourra l’empêcher de briller, et de jaillir un jour très prochain, quand la force aura cessé de brimer le droit, qui a été bafoué dans le cas spécifique de AHS.
Et Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, qui a ramassé la mise, et profite de sa position pour, en compagnie de ses proches parents et de sa famille, piller méthodiquement les ressources financières de cette institution arrachée des mains de ses véritables propriétaires par un déni de justice des plus ubuesques à travers un procès dans lequel il aura joué le rôle peu envieux de balance « payée » pour accuser des gens sans preuve aucune, sera obligé de répondre de ses accusations sans fondement et de sa gestion usurpée à la tête d’un bien qui ne lui appartient pas, pas plus qu’à l’Etat sénégalais d’ailleurs.
Et quand nous retournerons à la case départ, Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye jouera encore une fois les premiers rôles ! Et Abdoulaye Sylla et ses autres protecteurs dont il s’enorgueillit pourront alors vérifier par eux-mêmes que « les amis intéressés ressemblent aux chiens qui aiment mieux les os que ceux qui les leur jettent » et que « les faux amis sont plus dangereux que les ennemis déclarés » !
Allez demander à ses ex bienfaiteurs dont il voulait immortaliser sa reconnaissance envers eux en leur donnant le nom de ses enfants.

Cissé Kane NDAO
Président A.DE.R




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LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO - Le premier ministre souhaite que les mesures d’exceptions restent en (...)

DEPECHES

29 novembre 2016

URGENT : Un avion qui transportait une équipe de football brésilienne s’est écrasé près de la ville colombienne de Medellin. La police colombiennes annonce 76 morts

29 novembre 2016

HAITI : Jovenel Moïse a été déclaré vainqueur de la présidentielle haïtienne dès le premier tour, selon les résultats préliminaires annoncés ce mardi 29 novembre par le Conseil électoral provisoire (CEP). Le nouveau président a appelé les Haïtiens à s’unir pour relever le pays.

11 novembre 2016

DEPECHE/USA : Des milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, ont à nouveau défilé dans la nuit de jeudi à vendredi dans les grandes villes américaines aux cris de « Pas mon président ! ». Des rassemblements parfois émaillés de violences comme à Portland. Trump accuse les média

7 novembre 2016

DEPECHE : Monsieur Macky SALL, Président de la République, et Sa Majesté Mohammed VI Roi du Maroc présideront la signature d’un Protocole d’accord pour la création d’un Centre de Formation dédié à l’Entreprenariat, ce mardi 08 novembre 2016 à 13 heures au Palais de la République. Après cette cérémonie, les deux Chefs d’Etat sont attendus à l’Hôpital Principal de Dakar pour procéder à la remise solennelle de médicaments offerts par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité au Ministère de la Santé. Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc visitera, à cette occasion, le Pavillon Boufflers (Maladies infectieuses) ainsi que la Maternité de l’Hôpital. Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République souhaite la bienvenue et un agréable séjour au Sénégal à son illustre hôte.

29 octobre 2016

ACTUALITE : Monsieur Gorgui Ndong, Spécialiste en Gestion des Ressources humaines, précédemment membre du Collège du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), est nommé Ministre délégué auprès du Ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, en remplacement de Madame Fatou Tambédou.

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