Chine : un navire de guerre américain dans les explosives Spratleys

Les Etats-Unis ont envoyé un contre-torpilleur équipé de missiles dans l’archipel des îles Spratleys, en mer de Chine méridionale. Il s’agit d’îles, îlots et autres récifs coralliens disputés tout ou partie par la Chine, le Vietnam, Taïwan, les Philippines, Brunei et la Malaisie. Pékin y a mené d’intenses travaux ces derniers mois, décuplant son activité sur des îles construites artificiellement et suscitant de vives réactions chez ses voisins et l’inquiétude des Etats-Unis. Selon des responsables de la défense américaine cités par l’agence Reuters, l’USS Lassen s’est approché de l’atoll stratégique de Subi, voire de Mischief.

Un destroyer américain à moins de 12 miles marins des îles de la discorde, dans l’archipel des Spratleys. La Maison Blanche envoie un signal clair. Selon un responsable de la défense américaine cité par l’agence de presse Reuters, l’USS Lassen s’est approché du récif de Subi, au nord-ouest de l’archipel. Un atoll « poldérisé » - sur-élevé artificiellement pour lui faire définitivement dépasser le niveau de la mer - par la Chine depuis des mois. Cette dernière, qui occupe les lieux depuis les années 1980, est suspectée d’y construire progressivement une piste d’atterrissage, comme sur le récif de Fiery Cross plus au Sud.

Selon un autre responsable américain cité par l’agence de presse, la patrouille, qui a duré plusieurs heures, s’est ensuite prolongée vers l’atoll de Mischief, dans l’est de l’archipel des Spratleys. Ce second récif corallien, qui se trouve à moins de 200 miles nautiques de côtes philippines les plus proches, est tombé dans l’escarcelle de Pékin en 1995. Là aussi, depuis quelque temps, la Chine est suspectée de vouloir construire une potentielle troisième piste d’atterrissage. Ces deux récifs des Spratleys, archipel situé en mer de Chine méridionale, sont revendiqués par la Chine, le Vietnam, les Philippines et Taïwan, mais ni par la Malaisie ni par Brunei.

Une nouvelle stratégie américaine ?

les Etats-Unis effectuent depuis des mois une surveillance aérienne de cet archipel observé également de près par l’imagerie satellitaire. Les Américains soupçonnent les Chinois de consolider ces récifs, non seulement pour éteindre leur Zone économique exclusive (ZEE) en récupérant les eaux territoriales environnantes, mais aussi dans le but de les transformer en installations militaires voire d’établir sur place, comme en mer de Chine orientale, une Zone d’identification de défense aérienne (Zida). Les visées militaires ont été démenties le mois dernier par le président Xi Jinping, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, au cours de sa visite aux Etats-Unis, rappelle notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio.

Le porte-parole de Barack Obama, Josh Earnest, assure qu’il s’agit d’une opération de routine, dont le président américain avait d’ailleurs parlé à son homologue chinois. « Le président était avec Xi Jingping dans la roseraie, quand il lui a dit que les Etats-Unis se réservaient le droit de voler ou naviguer, où que ce soit dans les eaux internationales, comme le droit le permet. C’est un principe extrêmement important, surtout en ce qui concerne le sud de la mer de Chine. » Washington prend certaines précautions pour cette « opération de routine dans les eaux internationales ». La presse américaine révèle que le destroyer USS Lassen devrait être appuyé dans ses manœuvres en mer de Chine Méridionale par des avions militaires de surveillance.

La Chine hausse le ton

« Il ne s’agit pas d’une opération unique. Cela va avoir une occurrence régulière. Et cela ne concerne pas uniquement la Chine », a précisé un responsable américain cité par Reuters. Le Vietnam et Taïwan ont également mené des travaux de poldérisation récemment. De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué mardi que la Chine tentait de vérifier si un navire de guerre américain était entré dans le périmètre de 12 miles nautiques des îles concernées. « Si cela est vrai, nous conseillons aux Etats-Unis de réfléchir à deux fois avant d’agir de manière aveugle et de provoquer des problèmes sans raison », a dit le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi.

Vérification faite, la Chine, qui revendique ces territoires bien éloignés de ses côtes depuis l’époque du Kuomintang, en 1947, parle d’une « menace pour sa souveraineté et ses intérêts sécuritaires », selon les mots de Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dans un communiqué posté en ligne. « Les services concernés, en conformité avec la loi, ont mené une surveillance du navire, l’ont suivi puis lui ont lancé un avertissement », relate M. Lu, précisant que le gouvernement chinois « répondrait de façon résolue à toute action provocatrice ». La mer de Chine méridionale, riche en ressources halieutiques, prisée pour ses potentielles réserves en gaz et en pétrole, est un carrefour maritime majeur pour le commerce international.




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