Attaques de Paris : ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a donné samedi 14 novembre à 19 heures une conférence de presse où il a dévoilé de nombreux éléments permettant d’en savoir davantage sur le déroulement des multiples attaques terroristes qui ont fait au moins 129 morts, vendredi, à Paris et à Saint-Denis.
1. Ce qui est confirmé
2. Ce qu’on ne sait pas encore
3. Ce qui est faux

1. Ce qui est confirmé
Au moins sept terroristes ont participé aux attaques et sont morts dans la soirée :
Trois kamikazes ont actionné leur ceinture explosive et sont morts aux abords du Stade de France, à 21 h 20, 21 h 30 et 21 h 53, faisant une victime.
Un autre kamikaze s’est fait exploser à 21 h 40 au restaurant Comptoir Voltaire, au 253, boulevard Voltaire, faisant plusieurs blessés mais aucun mort.
Trois terroristes arrivés au Bataclan dans une Polo noire y ont trouvé la mort après avoir fait plus de 80 victimes. L’un a été abattu par les policiers, tandis que les deux autres se sont fait exploser.

Au moins 129 personnes sont mortes dans les attaques. Le procureur de la République de Paris, François Molins, a indiqué qu’il y avait, en outre, 352 blessés, dont 99 en état d’urgence absolue.
Trois équipes coordonnées auraient agi quasi simultanément vendredi soir, selon François Molins. La similarité de leur équipement (fusils d’assaut kalachnikov de calibre 7,62 mm et gilets d’explosifs TATP) et la simultanéité des attaques plaident pour une stratégie coordonnée. Si les terroristes du Stade de France, du boulevard Voltaire et du Bataclan semblent tous être morts, les membres de la troisième équipe pourraient avoir pris la fuite dans une voiture.
Deux voitures ont été identifiées par les enquêteurs grâce à des témoignages et des vidéos : une Seat noire, retrouvée à Montreuil avec des fusils Kalachnikov, et une Polo noire immatriculée en Belgique.
Un Français a été identifié parmi les terroristes du Bataclan grâce à ses empreintes digitales. Il s’agit d’Ismaël Omar Mostefai, né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes (Essonne), connu de la justice pour des délits de droit commun (huit condamnations entre 2004 et 2010). Vivant à Chartres depuis quelques années, il n’avait jamais été incarcéré ni impliqué dans un dossier de filière ou d’association de malfaiteur terroriste. En revanche, il avait fait l’objet en 2010 d’une « fiche S » pour radicalisation, et aurait effectué selon les informations du Monde un séjour en Syrie entre l’automne 2013 et le printemps 2014.
Lire : Attaques de Paris : Ismaël Omar Mostefaï, l’un des kamikazes français du Bataclan
Une piste en Belgique. Un nombre indéterminé d’interpellations ont eu lieu en Belgique depuis vendredi, notamment dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean, en lien direct avec les attaques de Paris. Au moins 5 personnes ont été placées en garde à vue, selon la maire.
Des tickets de parking retrouvés dans l’une des voitures des terroristes à Paris ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à ce quartier connu pour être un place forte de l’islamisme radical en Belgique.
Les enquêteurs français ont aussi annoncé les arrestations, en Belgique, de trois autres personnes lors d’un contrôle routier près de la frontière. Parmi elles, l’homme qui avait loué la Polo utilisée par les kamikazes et retrouvée garée devant le Bataclan : un Français, inconnu des services de renseignement, arrêté en compagnie de son frère. Le parquet fédéral belge a ouvert une enquête antiterroriste à la suite des attentats, mais n’a pas confirmé les arrestations des trois individus, uniquement celles à Molenbeek.
Lire aussi : Attaques à Paris : le point sur l’enquête et le déroulé des attaques

2. Ce qu’on ne sait pas encore
Un réfugié syrien parmi les terroristes ? Le passeport d’un individu né en 1990 en Syrie a été retrouvé près de l’un des kamikazes du Stade de France. Selon les autorités grecques, les informations du passeport correspondent à un réfugié enregistré par la Grèce en octobre et qui a fait une demande d’asile en Serbie dans la foulée, selon un ministre. Mais les enquêteurs n’ont pas encore confirmé que le kamikaze était bien l’individu décrit sur le passeport. Il n’est pas connu des services de renseignement français.
Qui a tiré dans le 10e arrondissement ? Au moins quinze personnes sont mortes à 21 h 25 dans le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge (à l’angle des rues Alibert et Bichat). A 21 h 32, au moins cinq personnes sont tuées au Café Bonne Bière, rue de la Fontaine-au-Roi. A 21 h 36, au moins dix-neuf personnes supplémentaires trouvent la mort au 92, rue de Charonne. A chaque fois, les témoins ont identifié des individus armés à bord d’une Seat Leon noire. Si on ne connaît pas leur nombre, il pourrait s’agir de la troisième équipe.
Un kamikaze a-t-il essayé d’entrer dans le Stade de France ? Le Wall Street Journal a recueilli le témoignage anonyme d’un officier de sécurité du stade, qui explique que l’un des kamikazes avait un billet pour le match France-Allemagne et a essayé de s’introduire dans l’enceinte quinze minutes après le début de la partie. Son gilet explosif aurait été détecté lors des contrôles de sécurité et, empêché d’entrer, il aurait reculé avant de se faire exploser. Le Monde n’a pas eu confirmation de ces informations.
Combien de terroristes ou de complices en fuite ? On ignore l’identité et le rôle des trois personnes interpellées samedi en voiture à la frontière belge. Il pourrait s’agir de la « troisième équipe » ou de complices. On ignore également si d’autres terroristes sont encore en liberté.
L’arrestation d’un homme en Allemagne est-elle liée ? Un homme en possession de mitraillettes et d’explosifs avait été arrêté en Bavière le 5 novembre. Le chef du gouvernement bavarois a lié cet homme aux attentats, tandis que le ministre allemand de l’intérieur s’est montré plus prudent.
3. Ce qui est faux
Un commando dans les Yvelines. Plusieurs sources, dont Le Parisien, ont fait état d’un péage forcé par une voiture transportant quatre hommes lourdement armés à Ablis, dans les Yvelines. Une information démentie au Monde par des sources policières.
Quatre policiers tués dans l’assaut du Bataclan. Les autorités n’ont pas confirmé cette information, qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans la nuit de vendredi à samedi. Selon nos informations, un policier a été tué à Charonne et un commissaire blessé au Bataclan, mais aucun des deux n’était en service. Par ailleurs, plusieurs CRS ont été blessés lors d’un accident lié au dispositif policier, mais pas par les terroristes eux-mêmes.
Incidents aux Halles, à Belleville, au Trocadéro, à Vincennes ou à République. Nous n’avons eu aucune confirmation sur des fusillades ou des victimes à ces endroits. Les attaques de vendredi sont intervenues dans les six lieux suivants : les rues Bichat/Alibert, la rue de La Fontaine-au-Roi, le Bataclan, la rue de Charonne, le boulevard Voltaire et les abords du Stade de France. Les signalements d’incidents à Bagnolet, Boulogne, Montreuil ou dans le 15e arrondissement de Paris, samedi, n’étaient que des fausses alertes.
Le RAID à Strasbourg. Aucune information crédible ne vient corroborer le tweet très largement relayé qui faisait état d’une intervention de forces spéciales à Strasbourg (tweet qui datait d’ailleurs du 31 octobre).
Un incendie criminel à Calais. Un incendie a bien ravagé 2 500 m2 de tentes et de cabanes construites par les migrants dans la « jungle » de Calais dans la nuit du 13 au 14 novembre, mais le sous-préfet de Calais a assuré qu’il s’agissait d’un incendie d’origine « clairement accidentelle »

LEMONDE




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